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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 22:54

Introduction

Une douce chaude brise tropicale, les pieds nus sur le sable chaud, un cocktail  sirupeux dans le soleil couchant au son d'une musique ensorcelante, voilà quelques images dans nos esprits occidentaux du Brésil. Cependant les Fifties et Sixties ont vu des musiciens brésiliens tels que Carlos Jobim et Jao Gilberto développer un complexe et charmant nouveau style musical. La Bossa Nova a émergé d'une unique combinaison de plans rythmiques de Samba et d'harmonies issues de la musique populaire brésilienne mélangées à celles du Jazz américain, sans mentionner une projection vocale légère éloignée d'un style effronté, spontané de la Samba. Les plans harmoniques de la Bossa Nova-joués généralement sur une guitare latine à cordes en nylon ou en formation acoustique-sont parmi les "grooves" et "patterns" les plus intéressants et plaisants à ajouter à votre registre de "fingerpicking". Ici dans cet article, je vais visiter les éléments basiques de la Bossa Nova et quelques exercices pour voyager dans ce style délicieusement addictif. 

La base rythmique (Clave et Batida)

Un des éléments centraux de la Bossa Nova réside dans les rythmes de la Samba et une accentuation rythmique caractéristique sur le 2ème temps. Pour beaucoup d'ethno-musicologues, la samba a ses racines dans la culture africaine et combine plusieurs niveaux rythmiques simultanément (polyrythmie) interprétées sur différents instruments. Jao Gilberto a développé les plans basiques de bossa nova à la guitare en expérimentant d'après les rythmes de tambour de la Samba. L'accent sur le 2ème temps en Bossa Nova est très important, et de ce fait la métrique est souvent le 2/4. Pour permettre de mieux visualiser les syncopes rythmiques, les pédagogues utilisent la métrique en 4/4 et de ce fait divisent le motif rythmique en deux mesures. 

L'exemple1 brosse un tableau des élément basiques de percussion d'une section rythmique de bossa nova représenté par une batterie polyrythmique. La grosse caisse couvre le Surdo (tambour de samba), la clave est définie par un effet de baguette sur le bord de la caisse claire, le hi-hat joue une série de croches de cabasa ( instrument de percussion africain). Dans ce cas précis, L'accent tombe sur la noire pointée du troisième temps, quand les figures rythmiques sont alignées, cela coïncide avec la figure de Clave et crée le climat et le groove. Avant d'aller plus avant, il convient de situer le concept de la Clave. Il s'agit d'un élément de base conducteur et de structure qui organise la rythmique dans les musiques latines tels le cha-cha, la salsa, la rumba, le son, le mambo et le songo et brésilienne(bossa nova) pour en nommer quelques unes. Les claves sont aussi des barres en bois servant à frapper le motif rythmique de la clave. Interprétée correctement, elle permet de mettre en place les autres lignes rythmiques. 

La Bossa nova Clave qui est presque similaire à la Son Clave est un motif répétitif de deux mesures constitué de trois battements contre deux battements (3/2 ou 2/3) comme le montre l'exemple 2. Les deux formules rythmiques se rencontrent en salsa et en bossa nova cependant la 3/2 est la plus employée. 

Les plans de guitare

Le schéma typique rythmique de bossa nova à la guitare combine le climat, l'atmosphère du Surdo avec une partie qui imite voir ressemble au tambour de Samba. La guitare est le moteur du style de la bossa nova avec de subtiles et complexes harmonies sur de bouillonnantes syncopes rythmiques,ce qui peut-être difficile à coordonner au début, mais avec de la pratique les plans se mettent en place. L'exercice3 montre les éléments stabilisateurs d'un plan de Bossa Nova, juste la section de tambour jouée avec l'index, le majeur et l'annulaire sur les trois cordes aiguës. il convient de travailler le découpage rythmique avec précision, le fait de compter avec l'unité rythmique de croche(1et-2et-3et-4et) le permet. Soyez précis sur le contretemps du 3 et 4ème temps de la première mesure et le 1er et 2ème temps de la deuxième pour arriver sur dernier temps après le soupir par un "mute" du son. Dans le style de la Bossa Nova, la basse sert à poser voir à ancrer les syncopes d'accords. L'exercice4 est une exemple de ligne de basse utilisant la fondamentale et la quinte de l'harmonie en Bossa Nova avec un accent sur le 2ème temps et se jouant avec le pouce en pincé ou en buté. Il convient de travailler au début avec un tempo lent et de l'accélérer graduellement sur toute forme d'accord avec une fondamentale de A. L'exemple 5 combine les plans précédents sur un accord ouvert de Am7. Si cela est compliqué au début, contentez-vous de la basse de La tout le long, et une fois plus à l'aise ajoutez la basse de Mi. Soyez attentif à la coordination là ou le pouce et les doigts se rencontrent comme sur le 1er temps de la première mesure et la 3ème tout comme les alternances. Le pouce vous aidera à aligner les syncopes. Les harmonies de Bossa tendent à combiner des notes à vides avec des frettées de manière colorée. L'exercice6 est basé sur l'accord enrichi de Lam11 avec la chanterelle sonnant à vide pour les deux premières mesures et sur les deux mesures suivantes, l'accord se situe sur les cordes 2 à 4 avec une 7ème mineure, ce qui ajoute de la variété structurale. La ligne de basse avec ces changements sur la même corde est une préparation pour les exercices suivants et l'étude avec des changements de positions d'accords en position fermée et mobile. L'harmonie a été simple et statique jusqu'ici, il convient à présent de travailler des changements d'accords. C'est à ce moment que la couleur musicale typique de ce style prend son sens, mais aussi que les difficultés techniques apparaissent. Une astuce, comme présenté dans l'exercice7, est de changer d'accord pas directement sur le downbeat (temps fort accentué), mais sur le "et" du temps précédent. Cela demande de la patience pour la mise en place, mais cela deviendra naturel d'anticiper les changements d'accords de cette façon. 

Une fois maîtrisé l'exercice 7, il sera le moment d'ajouter une note à la partie "Surdo" avec le pouce en combinant avec tout ce qui a été vu et travaillé jusqu'ici (l'exercice 8). Il serait utile de travailler sur le même accord jusqu'à que la faculté du pouce à changer de basse sur le "upbeat" soit suffisante pour la maîtrise complète de l'exercice. Une fois cela en place, il sera judicieux d'être créatif et travailler "in and out " ces plans en improvisant sur des standards latinos, mais il convient d'éviter d'en abuser lorsque l'on joue avec d'autres instruments et musiciens car cela va alourdir le groove bossa nova. Dans l'exercice 9, la ligne de basse à été résumée à sa plus simple forme, ceci afin d'ajouter des éléments harmoniques en croches sur la partie supérieure. Le rythme bossa nova reste à la base le même, il s'agit d'une variation sur les deux premiers temps de chaque mesure. Ces formes de variations rythmiques ajoutent de la couleur et de l'intérêt, mais il convient de ne pas en abuser, de gérer cela avec parcimonie. Restez libre d'expérimenter avec d'autres parties du plan de base tout en conservant un équilibre avec le style Bossa Nova. 

Rassembler le tout

Dans l'exercice 10 , une petite étude, tous les éléments vus précédemment ont été intégré. L'harmonie fourmille maintenant d'accords de type Bossa-Nova tels Maj9 et Maj6/9, des extensions harmoniques tels 11,13 et altéré 9b et encore le classique 7/5#. Avec juste quelques plans, on peut être non seulement capable de jouer n'importe quelle pièce de Bossa Nova, mais aussi d'avoir un nouveau vocabulaire rythmique et de nouvelles formes d'accords afin d'enrichir son jeu musical quelque soit le style préféré. Expérimentez selon Jimmy Hendrix! 

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 18:58

Le problème

Comment éviter les pièges habituels lorsqu'on est débutant dans ce style musical et les difficultés de son apprentissage à la guitare?

La solution

Il est nécessaire d'étudier progressivement et systématiquement les rudiments, donc les éléments de base de style, ce qui créera une base solide afin d'appréhender le Jazz Manouche ou Gypsy style, en profitant de faire évoluer votre maestria en tant que guitariste. 

1. La base rythmique

L'essence du rythme du style Gypsy- la pompe manouche ainsi connue- est une toile de sonorité clairsemée et oscillante. Bien souvent des musiciens renommés et intentionnés méconnaissent la base rythmique de la "pompe", ils accentuent le deuxième et quatrième temps de manière trop dure parce qu'ils la perçoivent ainsi. Une écoute attentive démontre que cela n'est pas très efficace et approprié: le rythme se dégage de travers de manière asymétrique quand on bat le rythme ainsi, comme une démarche à cloque-pied dans la rue. Dans tous les cas, une rythmique manouche gypsy efficace consiste en une empreinte accentuée de balayage (strum) sur le premier temps et le troisième temps d'une métrique en 4/4. Il est vrai également que le deuxième et le quatrième temps sont joués "piqués" pizzacato (symbole de point) et non accentués. Essayez un motif basique en 4/4 sur un accord de Gm6 comme montré dans l'exercice 1 en utilisant que des attaques simples descendantes( basse vers aigu). Puis dans l'exercice 2 "piquez" ( pizzicato) les temps 2 et 4 en relâchant la pression des doigts de la main gauche sans quitter les cordes. 

2. Perfectionner les détails 

La Pompe manouche est typiquement interprétée avec des effets de "rake" (percussion et rapide "arpeggio") qui ajoutent du dynamisme et de la brillance aux accompagnements. Les guitaristes débutants jouent souvent ces embellissements de manière inexacte dans la précipitation de vouloir les apprendre. La meilleure manière d'éviter ces problèmes est de pratiquer lentement et progressivement par et avec des plans gradués. Commencez avec l'exercice 3 sur un tempo de 80 au métronome.Ensuite, comme indiqué par le trait ondulé avec une flèche descendante, faites glisser votre plectre sur les cordes des aiguës vers les graves rapidement et uniformément que l'on entende chaque note individuellement. Jouez cet exercice au moins dix fois ensuite augmentez la vitesse du métronome. L'objectif étant d'arriver à jouer l'exercice 3 comme les autres proprement à un tempo de 180 à la noire. 

L'exercice 4 est similaire à l'exercice 3 , sauf qu'une fois produit le "rake" en double croches, il convient d'attaquer de suite les cordes basses de manière ferme et descendante par la main droite pour une durée de noire. Il est bon de faire de son mieux afin de produire entre les aller et retour du plectre, un son continu et non étouffé voir cassé. Soyez précis et rapide!!

L'exercice 5 se construit à partir des exs 2 et 4, en ajoutant un accord techniquement accentué (chop) en lieu et place des silences. Prenez garde de ne pas trop forcer ce "chop" harmonique, car il est déjà accentué par sa présence rythmique sur un temps fort en croche (en jazz le 2 et 4 sont des temps faibles). Attention d'augmenter la vitesse du métronome graduellement et peu à la fois jusqu'à 180 à la noire. Ce sera difficile mais avec de la constance, tout est possible. 

3. Relâchement des deux mains

Afin de pouvoir jouer vite et fort( un aspect esthétique important du style jazz manouche), il faut arriver à rester relax dans son corps et son esprit. Les musiciens novices de jazz manouche ont souvent tendance à jouer avec trop de tension dans les deux mains, ce qui est nuisible pour l'évolution technique vers la maîtrise du style. Il convient d'avoir une poigne relâchée et le poignet de la droite (picking hand) le plus mobile et lâche possible sans crispation. Ce mouvement de la main droite s'applique aussi bien pour un balayage sur les six cordes que pour attaquer juste une note sur une corde. Pour la main gauche (fretting hand), il convient d'éviter de mettre trop de pression et de serrer le manche avec la main. Apprendre de nouveaux diagrammes d'accords est nécessaire et utile tout comme de travailler des enchaînements de "voicings" de manière rapide et sans heurt avec finesse, cela va aussi aider à renforcer l'endurance de votre main gauche et à jouer avec plus de relâchement. Garder ces conseils en tête quand vous pratiquez les exs 6 a et b. Chacune de ces paires d'accords ont en commun deux doigtés, donc le fait de les garder en place sur la touche comme éléments pivots, va faciliter les enchaînements et de jouer relax. 

4. Le contrôle du plectre

Un élément technique du style manouche dont peu de gens ont conscience est le contrôle du plectre ou "pick" qui est plus de 50% du développement technique du jeu Gypsy jazz. Pour aider à ce contrôle, travailler les exercices 7 à 9 qui intègrent des accords complexes et de simples notes pour un maximum de nuances et de variété. Pour l'accord de G6/9, si le doigté est trop difficile à tenir, jouer la corde de ré (4ème corde) à vide, ce qui permettra moins de tension. travailler tous les exercices en aller et retour pour les balayages et les notes seules (picking alterné). Pour les exercices 8 et 9 travaillez-les de la sixième à la 1ère corde et retour. 

5. Rythmiques avec modération

Il est important dans le style manouche de pouvoir jouer les parties solistes avec puissance et en force, comme il est tout aussi important d'accompagner en rythmique "pompe" avec modération, un aspect bien souvent négliger par les novices et d'autres. Cela permet au soliste tout comme le reste de la formation de jouer avec plus de feeling sans tension et avec plus de naturel. En rythmique, ayez une bonne perception auditive du soliste et du reste de l'ensemble par-dessus votre jeu. 

6. Apprendre les standards

Le jazz consiste dans bien des cas à aborder des thèmes familiers et les changements d'accords de manière originales, mais bien souvent les novices se concentrent sur des "licks" et accords et négligent l'apprentissage de standards. Etudier et travailler  chaque mélodie thématique ou standard que ce soit Minor swing, All of me, west coast blues ou Autumn leaves pas seulement comme opportunité pour élargir votre répertoire, mais également dans le but d'acquérir plus de techniques en tant que guitariste et comme improvisateur. Le plus de standards on apprend, meilleur musicien on devient. 

 

 

 

 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 23:25

Introduction 

Beaucoup de guitaristes recherchent de manière presque obsessionnelle, des harmonies intimes, originales, particulières pour enrichir leurs grilles harmoniques, ainsi que leurs arrangements instrumentaux ou orchestraux. Cela est nécessaire bien sûr, cependant il est aisé de négliger le fait qu'il existe une variété de possibilités dans les triades basiques simples en position ouverte ou fermée que l'on utilise souvent au quotidien; tels que Am (la mineur), D (ré majeur), G (sol majeur) ainsi de suite. 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 22:37

Biographie

En premier lieu, il convient de situer Bob Dylan comme écrivain et auteur( le 13 octobre 2016, il a annoncé qu'il a remporté le prix Nobel de littérature, chose exceptionnel pour un artiste musicien). Ses textes de chansons et ses poèmes ont fait sa notoriété pendant des décennies et c'est certes pour cette raison que le public s'intéresse encore et toujours aux disques anciens ou actuels de cette icône de la contre-culture américaine et affluent à ses concerts. Son style d'écriture tout comme son langage musical sont parmi les  raisons pour lesquelles plusieurs générations d'auteurs compositeurs depuis les "sixties" ont étudié son parcours. Cependant malgré toutes les récompenses et les mérites pour son statut d'auteur, il y a un aspect qui demeure peu valorisé et étudié chez lui, c'est son approche du folk et son style de guitariste acoustique qui l'a accompagné dans toute sa carrière pour qui l'a prit en compte.

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 11:44

Dans cet article, nous allons explorer de manière théorique et pratique, les différents ornements que l'on rencontre dans une pièce musicale, quelle soit classique, de jazz, de version latine, en flamenco, en blues, rock etc. 

En Théorie 

Quels sont les principaux ornements ou techniques d'ornementation que l'on rencontre? 

L'appogiature (grace note): 

 

 

 

Ce terme provient de la culture latine appoggiare qui veut dire appuyer, supporter (sustain): on accentue une note en l'interprétant de manière appuyée sa dissonance supérieure ou inférieure, ( une note d'approche chromatique ou diatonique), donc une note d'agrément précédant une note plus importante. Cet ornement musical peut avoir une durée variable, mais en règle générale, la durée est plus courte que celle de la note ornementée, cela dépend du contexte musical et notamment du rythme imposé par le compositeur, mais aussi par l'interprétant. Si l'appogia-ture précède une note de valeur binaire, sa valeur rythmique sera de moitié, alors que pour note ternaire, elle devra être les deux tiers de la durée de la note ornementée. Enfin si elle précède une note liée, elle occupe alors toute la durée de la première note. Sa notation est variable, soit elle est notée rythmiquement, soit par une petite note qui peut être barrée. 

Le Gruppetto : 

 

 

 

Egalement appelé tour de gosier, par référence à l'ornementation d'un chanteur. cet ornementation consiste à l'encerclement de la note ornée par ses notes consécutives inférieures et supérieures diatoniques. Le graphisme du symbole du gruppetto est important, par le fait qu'il commence par un arrondi vers le haut, la figure musicale commence par la note supérieure et inversement. De même son emplacement, dans une pièce est important, placé sur la note, il comporte quatre éléments en double croches, la note ornée comprise. Placé en deux notes, il se termine par la note principale et comporte donc cinq notes en tout. 

 

Le mordant : 

 

Cet ornement est également appelé "pincé"  et il s'interprète de manière rapide en triple croches, voir doubles. S'il est placé sur une note, il signifie qu'il faut exécuter un travail instrumental en aller et retour entre la note à orner et la note consécutive supérieure ou inférieure( dans cette situation, le signe est barré verticalement), ceci à un intervalle de seconde majeure ou mineure. Il s'inter-prète suivant les genres et styles sur le temps ( dans ce cas il occupe toute la valeur de la note ornée) ou avant le temps et dans ce cas la note ornée est la note conclusive.

 

Le trille: 

 

Egalement nommé tremblement, le trille est une expression musicale sur une note, produisant un effet très rapide de répétition comme pour le mordant, avec une note voisine mais sur une durée rythmique plus longue. Le trille peut s'exécuter au-dessus ou au-dessous de la note ornée principale et partir de la note inférieure ou supérieure, selon les compositeurs, les styles et les époques. 

 

Les ornements à la guitare

Les mordants et les trilles sont construits sur deux notes. Il est possible de les exécuter de deux manières différentes.

° Soit sur une seule corde en utilisant deux doigts de la main gauche (fretting hand), selon le principe du " lié-tiré, lié-frappé". C'est la manière traditionnelle des instruments à cordes pincées tels que la guitare ou le luth. Si elle est plutôt efficace pour un ornement comme le mordant ou demi-mordant, il est certes plus difficile à faire durer le trille ainsi car la main gauche n'attaque pas aussi fortement les cordes que la main droite. 

° Soit sur deux cordes, en alternant rapidement deux attaques de la main droite, avec l'intervalle de seconde situé et plaqué par la main gauche. 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 13:39
Logiciels pour la musique

Suite aux articles concernant l'art de l'ingénieur du son, donc des astuces pour produire son master à domicile, voici un petit guide sur les outils numériques conçus pour vous aider à mieux exploiter les créations musicales téléchargées voir enregistrées sur le disque dur de votre ordinateur. Il existe toute une palette de programmes à tous les prix. Un bon enregistrement de la guitare ou d'un autre instrument acoustique (cordes ou non) nécessite différentes techniques de prise de son, d'un bon choix de microphone et de support d'enregistrement du son (bande magnétique, disque dur,..), sans l'oublier un ordinateur performant et une carte son afin de numériser vos morceaux. Pour pouvoir exploiter au mieux les éléments sonores sur votre disque dur, il va falloir utiliser des logiciels conçus pour traiter le son, le transformer ou encore pour créer un montage de séquences. Il existe des logiciels conçus pour opérer sur des fichiers M.I.D.I (Musical instrument Digital Interface): les séquenceurs, et d'autres qui sont conçus pour le traitement du signal audio; les éditeurs audio. La plupart des séquenceurs ont des fonctions intégrées pour l'enregistrement et le traitement de l'audio. Cependant pour une opération approfondie sur des données avec une finalisation totale du "mastering" , il est préférable voir nécessaire d'utiliser un logiciel d'édition digne de ce nom. Quels sont ces outils?

Les séquenceurs

Un séquenceur peut exister sous deux aspects soit matériel ou physique tel que Yamaha QY10, 50 ou 70 ou sous une version logicielle que l'on va traiter ici. Pour ma part je possède un Yamaha QY70 qui me permet de vérifier des scores et des arrangements simples ou pour des formations musicales importantes, donc il est toujours utile. Il y a quelques années, la version matérielle était la seule disponible, mais au vue du progrès des systèmes informatiques, des versions logicielles ont vus le jour et on prit le pas sur les versions physiques. Donc un séquenceur est un logiciel permettant d'enregistrer et de manipuler des données au format midi. Le séquenceur est au centre des techniques de la MAO (musique assistée par ordinateur), voir même le coeur de celle-ci. Pour simplifier, on peut dire que les fichiers Midi contiennent les hauteurs et les durées des notes et qu'ils peuvent être lus par tout appareil ou instrument Midi, par le fait que ces signaux sont officiels et universels. Le son Midi est un élément musical purement électronique, dont les paramètres de la note commandent ensuite un synthétiseur reproduisant fidèlement un instrument numérisé. Cependant alors que le guitariste ne produit que des sons audio, il est possible de mélanger l'audio et le midi grâce à des logiciels hybridant ces deux mondes acoustiques. Une guitare peut aussi piloter du Midi grâce à des capteurs spéciaux reliés à un expandeur ou synthétiseur, lui-même relié à un ordinateur. On peut trouver toute une palette de séquenceurs: tels que

Pro tools Digidesign LE 7.3

Ce logiciel de la société américaine Digidesign est de réputation mondiale, il n'a de cesse évoluer grâce à des mises à jour constantes. Il est un séquenceur Midi et éditeur audio à la fois, il existe pour système Mac et PC donc windows, il fonctionne idéalement avec sa propre carte DSP (versions HD) pour laquelle il est conçu et optimisé. Il peut gérer jusqu'à 128 pistes audio virtuelles et 256 pistes Midi, le mixage est totalement automatisé. il peut aussi corriger automatiquement le timing du contenu d'une piste, ajout et réorganisation des pistes, création, déplacement et copies d'insertions et de départs, réglage des points de boucles (Lootrim) et modification du routing d'E/S. C'est un système redoutablement efficace, mais très cher (1500 à 16000 euros selon les versions). www.digidesign.com.

Emagic Logic Pro X Apple

Ce séquenceur audio/Midi d'origine allemande a été reprit par Apple donc exclusivement conçu pour la plateforme Mac. En 2103 Apple sort une nouvelle version majeure de son logiciel: Logic Pro X, le logiciel a été entièrement réécrit en 64 bits en 2014. Il peut travailler sur 256 pistes en multi-cartes. Intégrant de nombreux effets en interne, il est compatible avec de nombreux standards audio-informatiques. Un superbe logiciel pour un travail de niveau professionnel (le prix a été revu à la baisse vers 1300 euros). Voir sous www.apple.com

Cubase SX-3.1.1 Steinberg

Le Cubase est certainement le séquenceur informatique audio/Midi le plus connu de tous. Il est installé sur mon PC d'ailleurs, mais il est compatible pour toutes les plate-formes. Le nombre de pistes audio et midi est illimité en multicartes de 24 bit jusqu'à 64 bits. Il reconnaît la plupart des formats vidéo et audio. Il compte de nombreux effets internes (audio warp, time warp) et externes (external FX) au fameux format VST créé par "Steinberg". Ce logiciel est très populaire, mais aussi très performant, il existe aussi en version light: Cubase SL. Il coûte environ 685 euros www.steinberg.net.

Digital perfomer 9 Motu

C'est un logiciel américain, produit par la société Motu, également connu pour ses cartes son. C'est un programme exclusivement dédié à Mac/apple. La version 9 inclut de nouvelles fonctionnalités intéressantes dont un multifuzz FM et un masterworks FET-76, plus un megaSynth que vont adorer les guitaristes. Il peut travailler jusqu'à 64 bits et il est compatible avec les formats TDM de Pro tools, Asio de Steinberg, ainsi qu'avec de nombreux autres. C'est un logiciel très puissant et complet, mais inaccessible au monde des PC.

Il existe bien d'autres séquenceurs logiciels et même physiques: tels que Cakewalk, Sonic Foundry, Merging, Magix, etc.

Les éditeurs audio

Les éditeurs audio sont des appareils qui permettent de formater une création musicale de manière la plus précise possible, par "copier-coller", par montage, par correction des hauteurs et des durées, par ré-échantillonnage, par normalisation des niveaux, par élimination des clics, mais aussi par passage sur des "plug-ins" d'effets et d'égalisation. On peut ainsi effectuer les étapes de pré-mastering et de mastering, jusqu'à la gravure d'un CD qui pourra être le master de l'enregistrement. Comme pour les séquenceurs, on en trouve de multiples logiciels, à des prix allant de 400 euros à 1000 euros. Les plus distribués sont :

Sound Forge 10.0.252 de Sony

Ce logiciel de la société américaine Sony anciennement Sonic Foundry est des plus populaires des logiciels audio, conçu pour fonctionner sur PC et Windows. Il enregistre et traite l'audio par édition non destructive et permet d'effectuer toutes les tâches de pré-mastering, traitement et encodage, ajout d'effet par plug-in DirectX, export et import sous divers formats audio. Une version est gratuite pour le téléchargement en 32 et 64 bit. Celle-ci à des nouveautés utiles tels que la lecture et le rendu AAC, des supports pour le Design Contour ShuttlePro et ShuttleXpress de contrôles multimédia, plug in de résonance filtre, etc. Un logiciel très performant, mais qui nécessite une informatique très puissante et volumineuse pour une bonne rentabilité. http://www.sonicfoundry.com/

Wavelab Pro9 de Steinberg

La dernière version est l'une des plus abouties de Steinberg. Cependant si vous n'aimez le Midi, oubliez Cubase et adoptez cet éditeur audio commercialisé par la même marque. Un logiciel surpuissant et ergonomique et qui de plus est facile d'utilisation et le résultat intéressant voir professionnel. Il donne la possibilité de traiter complètement une création musicale, depuis l'enregistrement direct sur le disque jusqu'à la gravure du master CD, en passant par le montage, l'ajout d'effets en temps réel ou offline, la compression, le dithering. Il permet aussi un échange direct avec Cubase et Nuendo, une suite masterRig plug in qui inclut des effets de saturation, de limiter, de compression, etc. Les fonctions Redo et undo illimitées permettent de corriger des erreurs. Un magnifique logiciel!

DSP Quattro 4.2 de i3

Pour ne pas oublier les utilisateurs de Mac tel que ce produit de la société italienne i3. Ce logiciel fonctionne sur OS 10.5 (32 bit) et il est compatible PowerPC et Mac intel. C'est un logiciel très performant conçu pour toutes les opérations, de l'enregistrement jusqu'au "mastering". Il gère les formats AIFF (Mac) et wave (PC) en 32 bits et il reconnaît la plupart des formats sous quick time. Les Undo et redo sont illimités et l'édition est non destructive. La puis-sance de ce logiciel est tel qu'il permet de lire un fichier pendant l'enregistrement d'un autre. Il est compatible VST et intègre des pilotes pour de nombreux formats (ASIO, Sound manager, Core Audio, etc.), il peut dissocier les canaux droit et gauche d'un fichier stéréo, sans compter un nombre non négligeable d'effets (EQ, chorus, reverb, delay, stereoïzer) et plus encore. Ce petit monstre coûte moins de 100 euros en plusieurs versions.

Les logiciels dans le domaine de la musique sont d'une grande variété, les concepteurs font souvent preuve d'une imagination sans limite, particulièrement dans le domaine des plug-ins, petits logiciels complémentaires des séquenceurs et éditeurs audio, qui apportent des transformations du son par ajout d'effet ou de traitement de tout type. N'hésitez pas à consulter la revue "Recording" ainsi que les ouvrages sur le Home-Studio. Bon courage!

le steinberg cubase sx 3 et le motu DP 9
le steinberg cubase sx 3 et le motu DP 9

le steinberg cubase sx 3 et le motu DP 9

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:45
logiciel wavelab
logiciel wavelab

4. Le montage

C'est dans cette phase qu'interviennent des logiciels tels qu'Audacity ( gratuit, http:// audacity.sourceforge.net), Soundforge ( payant, www.sonycreativesoftware.com/products) ou Wavelab de Steinberg (www.steinberg.fr/products/wl6/index.php). Une fois votre pièce de musique (chanson, instrumental, duo, solo,..) enregistré plusieurs fois de sur des pistes différentes et dans les mêmes conditions acoustiques, vous devrez après une écoute très méthodique et attentive, il vous faudra choisir les meilleurs passages musicaux de chacune des prises, afin de les rassembler sur une seule piste pour reconstituer la pièce complète. De cette manière, dans le résultat final, on aura éliminé toutes les imperfections indésirables (interpré-tation, bruits parasites, effets, ..). Cette opération devra être renouvelée pour chaque pièce musicale que vous voudrez intégrer sur votre master.

5. Le traitement audio

L'opération de montage de chaque pièce étant terminée, il faudra aborder le traitement du son. le seul outil dont on dispose pour cela est son oreille et son sens critique. Le premier traitement numérique à poser sur le son est l'égalisation. Celle-ci consiste à corriger l'équilibre du spectre sonore entre les basses, médiums et les aigus. Cependant une question demeure: la prise de son a-t-elle besoin d'être remise en question? car moins on fera de corrections à la prise de son, moins elle sera dénaturée, donc authentique. Mais si le besoin se fait sentir de changer quelques fréquences, faites-le avec prudence et économie. Si l'on est contraint d'apporter trop de corrections, c'est que la prise de son présente des problèmes. Dans ce cas, le mieux est de la refaire, voir une fois ou une plusieurs fois. Le propos de tout cela étant de rechercher à reproduire un son le plus authentique et naturel que possible. Ecoutez le son de la guitare en situation réelle et comparez le avec celui obtenu lors de l'enregistrement. La meilleure solution étant de faire asseoir le musicien entre les deux enceintes du studio, de l'écouter jouer, et ensuite d'écouter l'enregistrement lors de la prise de son. On aura ainsi un élément de comparaison objectif. En règle général, il est bon d'appliquer un atténuation des basses avec un filtre coupe-bas( à partir de 100 Hz et en dessous avec une pente de 3dB) car cela permet de supprimer pas mal de bruits parasites comme la" ronflette". Si l'enregistrement laisse paraître un rendu "son de tonneau", il sera bon de réduire les fréquences avoisinant 1 KHz. Par contre si l'on désire rajouter un peu de présence, poussez légèrement les médiums/aigus aux alentours de 2,3 vir 4 KHz. Enfin si vous trouvez que votre son est trop dur, appliquez un filtre coupe-haut à partir de 10/12 KHz avec une pente de de 3 dB. (toutes ces valeurs sont indiquées sur les plug-ins d'égalisation des logiciels de montage tels que Sound forge ou Wave lab).

Lorsque l'on débute, il arrive souvent que l'on fasse l'erreur d'utiliser des durées de réverbération trop longues, ce qui nuit à la clarté de l'enregistrement. Essayer de ne pas noyer la prise de son dans une "bouillasse réverbérante" où tout se mélange. Pour la guitare classique, évitez les programmes "Hall" , mais plutôt favoriser les "Room" et " Vocal". Comme avec l'égalisation, restez prudent et économe. Afin de ne pas noyer la prise de son, ne dépassez jamais une durée de deux secondes. Le pré-delay qui correspond au temps de retour des premières configurations, est d'une importance capitale. Le réglage de ce paramètre permet aux premières émissions sonores de ne pas survenir immédiatement après l'émission du son d'origine( ce qui est souvent source de confusion dans e cas contraire). Réglez ce paramètre à quelques dizaines de millisecondes.

S'il est un domaine délicat, c'est celui de la compression. Le mauvais emploi de ce procédé peut nuire et détruire la qualité d'en enregistrement de manière irrémédiable. A la prise de son, les écarts de dynamique sont souvent importants et, sauf à passer son temps à remonter le niveau d'écoute dans les basses (pianissimos) et à le baisser dans les aigus (fortissimos), l'utilisation d'un compresseur devient nécessaire. Sa fonction étant de minimiser les différences entre les passages faibles et les passages forts d'une pièce musicale de manière à apporter à l'auditeur un confort d'écoute maximal. Mais il y a un risque en réduisant cette différence, à minimisez du même coup les nuances que le musicien à apporter à la pièce. réaliser cette opération de manière efficace reste donc un choix difficile. Il s'agit d'une traitement à manier avec beaucoup de finesse et de méthode. Il convient d'utiliser des effets, réalisés par des professionnels.

6. la normalisation

Vient ensuite la normalisation. Cette phase du master très simple à réaliser( elle est automatique dans certains programmes), consiste à augmenter le niveau général de la forme d'onde jusqu'au maximum, d'apporter un minimum de distorsion dans l'enregistrement. De cette manière si l'on traite l'ensemble des morceaux de musique d'un CD, il n'y aura pas de décalage de niveau sonore d'une plage à l'autre.Dans la pratique, la normalisation consiste à appliquer une quantité nécessaire de gain à un enregistrement entier pour porter la plus haute crête à un niveau maximum, en principe -0.3 dB. Le propos du mastering est de donner de l'homogénéité au CD qui va être dupliqué. Alors que jusqu'ici , le travail se faisait sur chaque piste de son indépendamment le unes des autres, à ce stade, et pour la première fois, il va falloir considé-rer le CD dans son ensemble. C'est à cette phase que l'on va décider de l'ordre des morceaux, et cet aspect revêt d'une importance majeure: vous devrez prendre garde à éviter la monotonie en alternant des pièces de caractère différent, et aussi à marier le mieux possible les tonalités des morceaux. Il sera nécessaire également de travailler sur la longueur des plages de silence afin que les enchaînements des plages se fasse sans faille, ni malaise. Il faudra encore vérifier les fondus d'entrée et de sortie, contrôler que l'égalisation et le volume soient homogènes d'une piste à l'autre et qu'il n'y ait pas "clicks". Si on en a la possibilité, il peut être intéressant d'écouter l'ensemble du futur CD sur d'autres enceintes ( de grande qualité) si possible que sur des moniteurs de home studio. Cependant malgré que cette étape soit importante, il ne faut croire qu'elle va permettre de résoudre tous les problèmes: notamment certains apparus à la prise de son, resteront gravés à jamais sur le CD, quelque soit la qualité du Mastering. Il sera utile de faire des pauses fréquentes, car la fatigue auditive nuit gravement à l'acuité de votre écoute et donc à votre sens critique.

7. La phase finale

Il est ce moment magique de pouvoir écouter la réalisation de ce travail de master sur n'importe quel lecteur de CD: il s'agit de la gravure du matériel créé. Cette opération ne peut se mettre en place bien sûr sans un logiciel de gravure de CD, certes les ordinateurs actuels tels que les Lenovo possèdent pour certain encore un lecteur de CD avec un programme de gravure. Mais de cela disparaît peu à peu, donc il peut être utile de télécharger un logiciel gratuit ou payant. Malgré que la gravure soit automatisée dans la plupart des logiciels, il convient de prendre quelques précautions. Soyez particulièrement attentifs à soigner la surface sensible des CD: ne la touchez jamais avec vos doigts, ne la rayez pas avec un chiffon ou autre. Elle doit être vierge de traces. Il est plus sage de graver le CD à une fois la vitesse: cela limitera les risques d'erreurs voir de bugs informatiques. Quel type de CD choisir pour le mastering? En principe tous devraient convenir, le volume en gigas doit pouvoir contenir tous les morceaux de musique, mais il ne faut pas être économe pour cette opération, il y a trois types de surface sensibles pour les CD-R ou CD-RW.

- Vert bleu ou Vert (Cyanine): ils peuvent ne pas fonctionner sur certains lecteurs audios, ils sont bon marché.

-Or/ jaune (phtalo-cyanine): le meilleur, comme le plus durable, mais le plus cher.

- Silver / gris bleu( Azo-Azure): Ils sont durables et bon marchés.

Pour conclure, on constate que la production d'un master est un long et méticuleux processus qui ne peut supporter aucun compromis. Si l'on décide d'investir ( une somme non négligeable de préférence) dans la duplication professionnel d'un CD à partir de votre master, celui doit correspondre à vos désirs tout comme vos attentes. En effet une fois cela fait, il contribuera à votre image et fera peut-être de vous le prochain artiste musicien en vogue. Pour ceux qui ont le désir d'approfondir le sujet, il existe des ouvrages intéressants tel que la pratique du Home Studio de Frank Ernould aux éditions Dunod, voir ceux du site du journal US "acoustic guitar" qui méritent une lecture attentive. Bon courage !

Le matériel

Pour résumer il faudra donc comme matériel :

° Un ordinateur muni d'une carte audio intégrée avec un processeur tournant au moins à 2 GHz, 1.5 gigaoctet de mémoire vive et un graveur de CD avec son logiciel.

° Un système d'enregistrement autonome type Roland R-05, Sony PCM-DM100 ou encore le Zoom H5.

° Une paire d'enceintes acoustiques de qualité reliée à votre carte son.

° Un logiciel type Soundwave ou Wavelab.

L'art de l'ingénieur du son II
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 15:14
le Roland r-05 convient parfaitement à un enregistrement de qualité
le Roland r-05 convient parfaitement à un enregistrement de qualité

Réaliser son CD est-ce si compliqué voir trop coûteux? Si vous êtes musicien et guitariste notamment parvenu à un certain niveau de composition et technique avec le désir de mettre sous boîte vos créations, la question sera de comment s'y prendre pour arriver à la gravure d'un CD sans se ruiner dans un magnifique studio professionnel d'enregistrement aux tarifs ne permettant pas un accès à tout artiste confirmé. Il existe une alternative dans la mesure où signer dans une maison de disque relève du copinage ou de la corruption: produire vos enregistrements vous-même. Un petit guide serait le bienvenu n'est-ce pas!. Voici en quelques paragraphes, les étapes par lesquelles se focaliser afin de produire votre master audio.

Dans une première approche, il faudra tout d'abord aborder la prise de son, afin d'enregistrer sur un support matériel tel qu'une bande DAT, le disque dur de votre ordinateur, voir un système autonome d'enregistrement, le fruit de vos idées créatrices quelque soit l'instrument ou le contexte. Une fois l'enregistrement réalisé ( souvent un à plusieurs essais, voir prises pour le même score), viendra la phase du montage, puis ensuite le traitement du son ( égalisation, réverbération, compression, normalisation) et l'opération du mastering. Pour enfin terminer par l'ultime étape: la gravure sur CD du résultat obtenu ou master. On va détailler chacune des étapes.

1. Quels sont mes besoins?

Un guitariste aura des besoins différents d'un trio ou d'un grand orchestre, voir réduits dans la mesure où il enregistrera qu'un ou deux personnes ( en solo ou en duo). Dans cet optique, il ne sera pas nécessaire de concevoir un home studio très élaboré, donnant cours à des dépenses astronomiques pour le commun des mortels. Mais pour réaliser un master convenable au niveau de la qualité, un minimum d'investissement vous sera nécessaire. Dans la majorité des cas, il faudra écarter la solution relativement onéreuse consistant à utiliser un matériel dédié comme un mini studio numérique intégré (entre 1000 et 5000 euros) qui permet de réaliser toutes les étapes de la prise de son à la gravure du CD mais qui ne peut servir à rien d'autre. Il nous reste la solution de l'ordinateur-outil universel qui plus est- ( choisir PC plutôt que Mac pour le coût de la machine et des logiciels) qui outre la réalisation d'un master pourra être utilisé comme éditeur de score, traitement de texte, tableur ou encore logiciel de retouche de photo etc. la liste est longue certes.

2. Création du home studio!

il y a deux choix possibles en fonction de votre créativité et de vos moyens financiers.

1. Soit utiliser pour connecter vos micros à votre PC, une interface audio reliée en USB ou en Firewire à votre système. Cela permet une excellente qualité sonore, mais réduira votre autonomie et empêchera toute mobilité, l'enregistrement devra se faire à la maison, sur le disque dur de votre ordinateur( à moins d'utiliser un laptop donc un portable). Une interface de ce genre peut coûter la bagatelle de 200 à 500 euros environ. Il peut être plus judicieux de privilégier le Firewire qui permet des connexions audio via ordinateur plus rapides. Il sera également judicieux de vous procurer une interface munie d'entrées compatibles avec vos prises de micro (XLR le plus souvent). C'est la meilleure option, mais aussi la plus chère.

2. Soit d'utiliser un système autonome d'enregistrement, indépendant de votre ordinateur. Avec l'aide d'une prise USB connectable à l'ordinateur, vous pourrez téléchargez sur le disque dur de votre ordinateur, les fichiers mp3 que vous aurez enregistrez dans le lieu de votre choix. Cette option présente l'avantage d'être complètement mobile, car la prise de son est indépendante de votre PC. Pour cette solution, il existe sur le marché quelques enregistreurs numériques autonomes de qualité tels que le Roland R-05 ou le Sony PCM-M10 voir le Tascam DR-40 en position X/Y à des prix très abordables et dont la qualité sonore est remarquable ( j'utilise le roland r-05 personnellement). Ces petits outils ( petits par la taille uniquement) sont équipés de deux micros intégrés d'excellente qualité, disposés soit de manière conventionnelle comme le roland r-05 ou soit en X/Y pour le Sony, Zoom ou Tascam (voir les photos). Ceci vous évitera à investir dans une paire de micros séparée, toujours coûteuse si l'on veut de la qualité et dans une interface audio. Cette option est la plus souple et la plus économique, donc je vous la conseille.

3. La prise de son

Cette étape est délicate car c'est elle qui va déterminer la qualité définitive de votre master. Si la prise de son est médiocre, aucune forme d'arrangement sonore (égalisation, compression, etc.) aussi excellent soit-il ne pourra améliorer la mauvaise qualité du fond sonore. Donc le local, le choix et la position des micros sont importants. Si vous disposez d'un local à l'acoustique neutre, sans trop de réverbération, c'est une bonne solution. Il sera toujours possible de rajouter de la réverbération à un enregistrement pauvre en effet de ce type, mais jamais d'en enlever à un enregistrement pratiqué dans une salle trop réverbérante.

Prise avec interface audio et deux micros séparés

Le choix des micros est dès plus important. N'utilisez jamais de micros dynamiques pour capter le son de guitares latines et classiques. Ceux-ci ne sont pas assez sensibles pour saisir avec précision le volume délicat et doux de l'instrument. Il sera judicieux de choisir un microphone électrostatique à condensateur de qualité tels que les Neumann U87 et U89, Shure SM81, AKG C3000 et C414, voir plus efficace mais plus chers comme des Brüel & Kjaer.

La prise de son concernant la guitare est une des plus difficiles à réaliser. Le fait de focaliser les micros sur la rosace de la guitare est une mauvaise idée, en effet car c'est là que se produit la plus forte énergie acoustique, cette position favorise, en autre, et de manière excessive, les bas médiums (son de tonneau) et les bruites de la main droite. Il y a quelques pistes à suivre que j'ai aussi mentionner dans une autre article de mon blog. En ce qui concerne la prise de son, votre oreille est le meilleur outil existant, il ne faut hésiter à faire de nombreux essais. Dans une prise de son mono, la position la plus efficace est de placer le micro à une distance de 40 à 50 cm de l'instrument et le situer vers la jointure du manche et du corps de la guitare.Cette position permet d'obtenir un bel équilibre, nourri par les sons chauds émis par le corps de l'instrument, et ceux plus brillants du manche. On peut adopter un position stéréo avec deux prises mono simultanées, placer l'un des micros à la base du manche et l'autre au niveau du chevalet. Cette configuration stéréo peut des résultats satisfaisants. En panoramique avec la prise d'un micro à droite et un à gauche, on peut obtenir un son stéréo remarquable, Une quatrième option consiste à utiliser un couple stéréo de micros en X/Y. les micros de type cardioïde sont placés à une cinquantaine de cm de l'instrument ils sont positionnés pour former un angle de 90°, à la hauteur de la jointure du manche et du corps de la guitare ( voir les images d'un article précédent).

Prise avec un système d'enregistrement autonome

Cette option est beaucoup facile à mettre en place. Pour ce qui concerne cette configuration, les possibilités mentionnées ci-dessus concernant la qualité de l'enregistrement et les bonnes conditions de celui-ci sont également utiles. Comme pour le couple de micros placés en X/Y dans l'exemple précédent, on placera l'enregistreur autonome et ses micros à une 50 de cm de l'instrument, à la hauteur de la jointure du manche et du corps de la guitare. Dans la mesure où celui-ci est facilement déplaçable, faites en ce sens de nombreux essais de placement et fiez-vous à votre oreille.

un outil efficace à la qualité sonore incroyable
un outil efficace à la qualité sonore incroyable

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:04

En terme de théorie musicale, soit en harmonie ou soit monodique ou contrapuntique, la modulation est un procédé, une astuce afin de passer d'une tonalité dans une autre, sans que ce changement de flux musical soit dissonant et produise une interruption de la forme musicale, du thème développé, de la grille harmonique. En définitive, il s'agit de faire en sorte que le changement de tonalité ou de mode soit le plus esthétique et discret que possible pour l'audition. Le procédé de modulation en musique peut se produire dans tous les contextes musicaux, qu'ils soient tonals, modales, atonals, dodécaphoniques, et genres musicaux en classique, rock, jazz, blues, métal, etc. La modulation consiste à apporter à une composition, de la diversité, de l'originalité, de la créativité. Il y a de multiples procédés pour obtenir une modulation, il s'agit ici d'en étudier quelque uns. J.S. Bach fut certainement le premier compositeur à intégrer et à développer ce concept dans ses compositions qu'elles soient vocales ou instrumentales. Il n'y pas vraiment de limites au nombre de modulations pouvant se produire dans une composition, mais la sagesse voudrait que l'on en abuse pas.

1. La première forme de modulation étant d'utiliser la tonique de la tonalité d'arrivée face à la tonique de la tonalité de départ: Il s'agit de la forme la plus simple, elle nommée modulation directe. Un exemple étant le morceau ""rythmes and changes" de John Coltrane, ou encore de Renaud " dès que le vent soufflera" ici la chanson module de Em vers Fm puis vers F#m et puis retour vers Em en utilisant la tonique à chaque fois comme accord pivot de modulation. voir ci-dessous l'exemple de C à D majeur. Les erreurs sont fréquentes donc attention! par exemple ci-dessous d'utiliser la dominante de C donc G vers la tonique de G.

2. La deuxième forme de modulation consiste à utiliser un accord pivot de 7ème de dominante(7). C'est un accord très utile pour moduler, car il a plusieurs fonctions harmoniques en théorie musicale comme étant une dominante dans une tonalité et un accord de secondaire de dominante dans une autre tonalité ou la même. Par exemple G7 est la dominante de la tonalité de C, mais il y a A7, B7,C7, D7,E7 et F7 comme dominantes secondaires dans la tonalité de Do ainsi on peut utiliser une progression en quinte de 7ème de dominante (G7-D7 pour se résoudre vers A7) dans une modulation vers la tonalité de D majeur.

3. La troisième forme étant d'utiliser l'accord de 7ème diminué( 7°). Il a des fonctions multiples en harmonie dont celle d'être un accord de passage entre deux accords diatoniques. Cela dit, il permet une modulation intéressante par le son dissonant qu'il génère et par le fait qu'il est un accord symétrique donc chaque degré de l'accord peut devenir la tonique. Un exemple, l'accord de C7°( les notes sont C-Eb-Gb-Bbb) donc on peut moduler en Eb ou en Gb ou encore en A en utilisant la structure symétrique de l'accord en tierces.

4. La quatrième forme est plus complexe car il s'agit d'utiliser des cadences harmoniques en tant que structures pivots de modulation. La cadence II-V-I ( Dm7-G7-CM7 en C) est très utilisée en Jazz sous différentes formes. Ainsi soit sous la forme diatonique ou soit sous la forme non diatonique, ce qui la rend utile dans le contexte de modulation. Des exemples sont présentés ci-dessous dans les partitions. Il existe d'autres cadences harmoniques que l'on peut utiliser comme la demi cadence(V-I), la cadence plagale (I-IV-I), la cadence complète(IV-V-I), la cadence rompue avec le sixième degré etc.

Bon travail d'expérimentation afin de trouver vos propres plans de modulation!

Le concept de modulation
Le concept de modulation
Le concept de modulation
Le concept de modulation
Le concept de modulation
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 08:08

Peter Dennis Blandford Townshend plus communément appelé Pete Townshend est l'un des derniers monstres sacrés des années 70 encore en scène à notre époque. Il est tout comme Jimmy Page et Jimmy Hendrix voir Jeff Beck un personnage emblématique de la scène rock anglophone et internationale. Il a inspiré bon nombre de jeunes musiciens par son jeu rythmique et harmonique riche, flamboyant tout comme par ses riffs légendaires et par ses frasques sur scène. Peter Townshend fut connu comme le compositeur et guitariste fantasque du groupe rock anglais "The Who". Mise à part son jeu "riffant" inimitable rythmique et mélodique sur des Gibson Les Paul, son style et sa technique acoustique sont moins sollicitées, mais originales et intéressantes. Il suffit d'écouter et d'étudier les scores de l'opéra rock Tommy entre autres pour s'en rendre compte. L'originalité et la richesse harmonique produite par ses compositions sont considérables tout comme la rigueur et la mise en place rythmique qu'il développe dans ses plans. Il utilisa le plus souvent en acoustique la Gibson J-200 et la Martin D-18, ses préférées. Il est également un multi-instrumentistes jouant des claviers, du banjo, de la basse, des drums et même de l'accordéon.Il fut l'un des premiers guitaristes à utiliser l'effet du Larsen, tout comme le "Fuzz" sur scène et les "Power Chords", dans un style annonçant avec force le hard rock et le punk à venir.

Biographie

Pete Townshend est né à Chiswick dans la banlieue de Londres en 1945. Il est issu d'une famille d'artistes, fils de la chanteuse Betty Denny et du saxophoniste Cliff Townshend. En 1961, Pete Townshend s'inscrit et entre au Ealing Art College où il rencontre le futur bassiste des Who. Le banjo fut son premier instrument dans un petit orchestre de Dixieland, avant de rejoindre un groupe de rock nommé The Detours" comme guitariste rythmique. Cette formation étant formée de Roger Daltrey et de John Entwistle formera l'ossature de The Who, dont il deviendra le leader par ses talents de compositeur. Ses premières compositions ont pour thème les doutes de l'adolescence et ses soucis comme notamment "I can't explain et Substitute" et My Generation qui deviendra un hymne pour toute une jeunesse en mal de vivre et en rupture de société. Avec un style et un jeu aux accords fracassants qu'il interprète sur scène avec des mouvements de bras uniques en moulinets, il exprime avec une rage peu commune une créativité harmonique et rythmique, dont les exemples ci-dessous en sont la représentation. Cet artiste auteur et responsable des premiers opéras-rock de l'histoire de musique "Quadrophonia et le tonitruant Tommy" qui seront adaptés au cinéma, ne parviendra pas à égaler en solo, ses performances avec les "Who".

Son style acoustique

Le plus grand héritage musical de Pete Townshend est sans doute sa maîtrise rythmique, tout comme sa dextérité, son feeling et sa mise en place qui sont également sans pareil dans le monde du rock. Il est le meilleur rythmicien à la guitare que l'on puisse écouter et observer, et il est le meilleur modèle pour qui veut apprendre le travail rythmique du rock à la guitare. Son héritage n'est pas uniquement dans ses gros riffs percutants et sa technique, mais c'est un bon départ pour qui veut l'imiter. Oublier le fait que vous ayez appris quelques voicings de triades traditionnelles d'antan et les avoir travailler des milliers de fois sans percevoir leur richesse. Essayer de situer chaque position clé et diagramme comme si c'était nouveau pour vous, tout en ajustant des cordes de fort tirant sur votre acoustique ou électro-acoustique. Il vous faudra essayer de développer sur tout votre manche des diagrammes conjoints de triades dans leur renversements, dans leur simplicité, leur sonorité et leur beauté brute. Ne vous inquiétez que de la sonorité des diagrammes et de leur possibilité dans la construction de riffs variés et efficaces. C'est sont les outils de base qui ont permis à Pete Townshend de créer un arsenal de riffs de légende et c'est ce qui caractérise le style acoustique de ce géant du rock et cela peut devenir les vôtres également. Les figures 1 et 3 ci-dessous sont des positions clés de triades de D et de E de base et les figures 2 et 4 représentent des plans et des développements harmoniques de ces positions clés que Pete Townshend crée sur le manche de la guitare.

La figure 2 est une progression simple V-IV-I en tonalité de ré sur une note pivot de D, dans le style de morçeaux comme "Substitute et Magic bus". Cependant il utilise des accords de substitutions d'inter-changement modal E et F en fin de mesure sur une suite de croches; ce plan est tiré de Tommy également. Il convient d'utiliser la technique de l'aller et retour (picking alterné) sur ces plans en croches, mais un "picking" simple en aller peut-être plus efficace pour la précision et la vélocité rythmique à la main droite. Pour la main gauche, vous pouvez étouffez la durée des accords afin de reposer votre main, ceci également pour créer un effet rythmique pizzicato et tenuto intéressant. certes dans le style de Pete. Pour être plus proche de Pete, Il convient aussi de respecter les signes d'accentuation sur les temps forts, donc d'attaquer plus fortement les accords et les temps notifiés d'un "sforzando"

La figure 4 est également tirée voir inspirée de Tommy ( i can see for miles et Dr Jimmy), c'est une cadence I-V-IV en E. Ceci dit en utilisant le voicing de E le long du manche en différentes positions et les cordes à vides, cela donne des voicings riches et exotiques voir suspendus de quarte et de seconde sur une note pivot de E (mi) et en croches soutenues pour la régularité rythmique. Magnifique et génial tout cela, le génie et la maîtrise de Pete Townshend à l'oeuvre.

 

Les plans rythmiques de Peter Townshend
Les plans rythmiques de Peter Townshend
Les plans rythmiques de Peter Townshend
Les plans rythmiques de Peter Townshend
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