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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 02:48

Pendant et après la guerre 39-45, le monde du jazz va connaître de grands bouleversements. Plusieurs raisons peuvent justifier ceux-ci, ce furent des justifications économiques, culturelles, politiques et de mode. Les petites formations tels que les sextets, les quintets et les quartets vont faire leur apparition et devenir très populaires. Les big-bands vont disparaître de la scène, mais certains vont conserver leur prestige et continuer à s'affirmer. De grands grands musiciens noirs et blancs vont chercher et trouver un compromis à cheval entre deux styles; le jazz classique et le modern jazz.

 

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Art Tatum

Il fut un respectable et génial pianiste très admiré par ses pairs et il époustouflait les gens avec sa technique et son habilité. Il a commencé sa carrière en 1920 à Toledo, étant adolescent et presque aveugle. Le stride et le classique vont influencer son jeu technique de pianiste. La main gauche faisait les accords et les basses et la main droite les mélodies riches de nuances et de subtilités. Teddy Wilson va aussi influencer son jeu par ses idées de substitutions et des modulations. Les standards vont être son pain quotidien mais avec peu ou voir sans blues. Le jeu soliste sera son approche du jazz qui n'était pas adapté pour les big-bands. Ses improvisations étaient brillantes mais un peu mécaniques et figées dans des plans pré-déterminés.

Pour prendre comme modèle et influence cet Art Tatum, il fallait être un virtuose, être véloce, avoir de la sûreté et de la rapidité dans ses enchaînements. Ses concepts harmoniques vont influencer Lester Young et Charlie Parker. Son jeu fut "stride" mais avec certaines innovations plus modernes tels des chromatismes et des substitutions dans les développements des grilles harmoniques. Ses innovations furent essentiellement harmoniques mais aussi sur le plan rythmique et mélodique. Il va enregistrer beaucoup de disques jusqu'en 1966.

 

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Nat King Cole

Il fut le grand "crooner" du Jazz et admiré du grand public pour son charisme vocal. Il fut connu pour être un novateur dans ses orchestrations, ce qui va le rendre célèbre. Le concept de trio avec le piano comme soliste était original à cette époque, car la préférence allait aux plus grandes formations. Il va trouver un système de jeu au piano pour accompagner son chant avec les accords, les basses harmoniques furent définies pour la contrebasse et un guitariste pour enrichir le jeu mélodique et harmonique. Ce trio donna à chacun un rôle très important, le propos étant de laisser de la place aux autres pour s'exprimer.

Ce concept de trio fut un choix nécessaire et original pour les lieux intimes de performance tels que les bars et autres lieux de concerts et il va influencer beaucoup d'autres musiciens de jazz.  Nat King Cole va développer l'idée de "comping", il ne va pas jouer sur tous les temps comme en 'pompe", mais  avec des "block-chords dans un style dit "chearing". Il va  utiliser la main gauche avec des pédales d'harmonie. 

Il fut le premier chanteur noir à connaître le succès auprès d'un public blanc. Il pouvait interpréter beaucoup de styles différents mais avec une certaine économie et en finesse. Il fut un maître du swing, comme son trio n'avait pas de batterie, le trio devait faire swinguer la musique avec d'autres moyens. Oscar Moore sera son guitariste pendant longtemps. Ce trio va exister et tourner jusqu'en 1950. Il va connaître le racisme existant aux USA avec des agressions et autres pratiques discriminatoires. Il va aussi enregistrer avec de grands orchestres pour mettre en valeur sa voix et son jeu soliste.

 

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Jimmy Blanton

Il fut l'un des contre-bassistes les plus influant du modern jazz, mais dans sa jeunesse il fut un illustre inconnu et d'un jour à l'autre il va être découvert par Duke Ellington et devenir ce musicien technicien recherché par les meilleurs orchestres. 

Il avait le sens de la contre-basse par son approche technique en "pizzicato" et dans ses développements de motifs et de grooves. Il fut engagé par l'orchestre de Duke Ellington et il deviendra son bassiste attitré. Malgré son jeune âge et sa brève carrière (mort à 23 ans), il changea la manière dont la basse se jouait dans le jazz. Il développa des plans en croches et doubles croches au contraire des "walking" en noires plus traditionnels, mais également il intégra des idées harmoniques et mélodiques jamais vues jusqu'ici. Il fut un pionnier du be-bop pour la contre-basse et de nombreux bassistes tels Ray Brown et Charlie Mingus vont le citer en référence. 

Duke Ellington sut mettre en valeur son jeu de contre-bassiste qui fut très audible. Il était un jeune homme frêle, mais il parvint à prouver que la contre-basse pouvait être un instrument soliste en improvisant avec un jeu très linéaire en référence, on peut citer "Jack the Bear". Quelques duos célèbres entre Ellington et Blanton furent enregistrés dont "Pitter Panther patter", de l'humour musical. Il va mourir jeune de tuberculose en 1942. 

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La période moderne du Jazz

Le jazz va évoluer pour devenir plus mature, plus intellectuel et plus engagé socialement et politiquement dans les années 40-50. La perception du Jazz va changé, le swing va connaître un certain retour aux sources, on va enregistré des ré-editions comme on en trouve actuellement. Le dixieland jazz va retrouver une certaine popularité en 1937 avec W.C. Handy. Le blues va se faire connaître et on va prétendre que celui-ci a inventé le jazz. Jelly Roll Morton va aussi faire son retour et prétendre que le Jazz c'était lui et rien que lui. Ces rumeurs vont mettre aux goûts du jour ses compositions et beaucoup de ces disques vont faire des heureux; les nostalgiques du New-Orléans revival mugsy. Le rythme devint plus moderne. La polyphonie collective joyeuse, équilibrée  du dixieland voir du swing primitif  fait sa place à une homophonie réfléchie et écrite.

Les musiciens devinrent plus expérimentés techniquement et théoriquement que dans les années 20. On raconta beaucoup d'histoires entre les modernes et les anciens dans ces années de passage.

Le Be-Bop

Ce courant du Jazz représenta une révolution artistique, culturelle et musicale surtout pour le jazz, Il fut une cassure, une rupture dans l'évolution de la musique noire. Ceux qui ont remarqué ces révolutions musicales fréquentaient particulièrement les bars et les boîtes de jazz de New-York.

Ce style et courant du Jazz serait né dans cette ville, au "Minton's play house" dans la 52ème. Certains musiciens noirs en rupture avec le jazz orchestral avaient le désir de créer un art musical libéré de la discipline du swing.

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 17:07

L'univers musical de la swing era s'est confiné à développer une richesse de styles et de tendances orchestrales, ceci étant du au fait de la mise en avant du métier d'arrangeur pendant cette époque difficile où il fallait se distinguer des autres et plaire à un grand public.

 

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La tendance et le modèle dit "Hendersonien" 

Ce modèle d'arrangement sans contrepoint fut axé sur des orchestrations simples par un dialogue entre les sections "leads et de backup". Les arrangements furent puissants et dynamiques mais de facture assez simples, cohérents pour mettre en relief les mélodies thématiques de base; le chant lead. Aucune section instrumentale ne devait dominer l'autre, mais chacune devait participer à créer une osmose sonore équilibrée de timbres instrumentaux.  C'est le premier modèle de base homophonique d'arrangement d'orchestre de la swing era; les débuts de l'Hendersonisme.

 

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La tendance et le modèle "Lunceford"

Une seule phrase peut résumer cette tendance d'arrangeur; the "rythm is our business". Ce modèle comme ce style orchestral s'est définit autour d'un travail important de la section rythmique pour créer une dimension "bounce swinguante" très syncopée. Les tempos furent souvent medium-lents en 2/4 ou 6/8, ce qu'on appela le tempo swing "lunceford". Le dialogue subtil entre chant et contre-chant des cuivres et des anches fut mis en avant par le talent des solistes, cet élément d'instrumentation fut la signature du modèle d'arrangement orchestral "Lunceford".

 

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Le style et le modèle "Kansas city swing"

Cette ville a produit les archétypes du middle jazz en matière d'orchestration. Ce sont des modèles de formes ternaires AA'BA en anatole ou en forme blues. Les "head arrangement" vont se développer dans le cadre des orchestres de Kansas city. Ils consistèrent en des pièces non écrites où la spontanéité et l'inventivité furent proposées sur le tas par la complicité entre musiciens afin de développer et d'arranger la composition. Le propos fut de raconter une histoire pour créer un climat avec une introduction, un développement et une conclusion. Le "chase" entre solistes sera la signature de ces types d'arrangements également. Le modèle initiateur étant celui de Count Basie et de son style bluesy.

 

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Le modèle Ellingtonien

Les arrangements de Duke Ellington représentèrent la quintessence du jazz "classique" avec ces climats "jungle et mood" tel le classique "mood indigo". Toute la richesse de la swing era créée par ses arrangeurs, vont se retrouver dans le modèle Ellingtonien, il fut le fruit de longues années exploratoires. Son orchestre né en 1923 existait toujours en 2012.

Ce style exprima la maturité harmonique et rythmique du swing par la fusion avec les formes classiques comme la suite et le concerto, ce qui engendra le concerto jazz tels les standards comme Echoes from Harlem ou the clarinet lament et les rythmes latinos tels que Moonlight fiesta et orientaux avec Caravan. Le" Growl", le soufflé-chanté qui exprime le grognement comme la "whawha" de la sourdine furent des éléments techniques innovateurs que les virtuoses tels que Cootie Williams ou Bubber Miley ont apporté aux arrangements et à la sonorité du big-band. Le modèle Ellingtonien a cherché à faire éclater les frontières du jazz classique expressioniste vers un jazz symphonique et esthétique.

 

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Le style orchestral Count Basie(kansas city blues)

Après la mort du band leader Bennie Moten, Count Basie va créer avec certains musiciens de Moten, son big-band pour faire revivre l'esthétique du Kansas-city Stomp blues style à New-York. Le style de Basie fut l'un des plus caractéristiques de la swing era avec celui de Duke Ellington. Les mélodies furent simples, bluesy, swinguantes, dynamiques sans excès de finesse, de plus elles furent interprétées par des solistes virtuoses accomplits comme Lester Young, Dickie Wells et Buck Clayton. Son style orchestral le fera vite découvrir par John Hammond un "jazz aficionado" et il fera enregistrer son premier album en 1937 dans un studio autogéré par des noirs ne voulant pas être lésé par la mafia italienne qui possédait et gérait le music business.

Ses "head" arrangements furent axés sur le piano et sur une section rythmique incroyable constituée de Freddie Green à la guitare jazz, Walter Page à la contrebasse et Jo Jones aux drums. Eddie Durham et ses techniques d'arrangement vont aussi contribuer au style Basie et son succès sur 5O ans. April in Paris et "one'o clock jump" sont les standards renommés de Basie parmi d'autres. Count Basie et Eddie Durham le guitariste vont créer un style nouveau rythmiquement parlant. Freddie Green va permettre à la guitare rythmique grâce à son habilité et son efficacité toute en légèreté de devenir un instrument accomplit dans le jazz avec son style "pompe" sur des noires, comme le contrebassiste qui va innover avec ses "walking bass" lignes et encore le batteur Jones qui va intégrer des syncopes et des anticipations sur les temps forts et le "cha ba da" de la charleston. Tous ces éléments vont être la signature du style Basie stomp kansas city blues. Les enregistrements étaient souvent fait sur 78 tours mais en concert, les pièces duraient 15 minutes voir plus, son orchestre fut appelé la "machine à swing". Il accompagna de grands chanteurs et divas comme Frank Sinatra et Ella Fitzerald.

Ce qui caractérisa ces orchestres de la swing era fut  le fait que la musique y fut "arrangée" et non improvisée. Count Basie avait plus d'efficacité que les orchestres de Duke et autres maîtres du swing. Il faisait des variations du Blues style en utilisant la polymodalité, la polytonalité et la polyrythmie.

       Count basie orchestra                                                    Freddie Green

count-basie-orchestra.jpg   freeddie-green.jpg

Les évolutions du swing stomp

Certains orchestres ont utilisé 12 façons de faire du blues et de l'exprimer; de l"expressionisme en dissonances dans l'esprit "jungle" aux ballades romantiques, d'autres vont amalgamer toutes les tendances "latino" de la salsa à la bossa nova en passant par le meringue et le passodoble. Glenn Miller et son big-band vont représenter le jazz de variété de la musique américaine en Europe entre 30 et 45. Il décéda à la guerre 39-45 de façon énigmatique. Beaucoup de solistes blancs vont jouer dans son orchestre, il était un arrangeur et un chef d'orchestre hors pair, mais un soliste sans grand talent.

Il était exigeant et il a stylisé un jeu en "whawha de trombone et le jeu de la trompette avec des gimmicks. Les big-bands vont se mettre à disparaitre car ils étaient coûteux et beaucoup de musiciens vont partir à la grande guerre. Les grèves des professionnels des studio vont précipiter leurs fins.

John Kirby

Il va créer une tendance, un style en jazzifiant les morceaux classiques. Il se produira en sextet et dans des formations plus petites comme en quartet. Benny Goodman aimait également se produire en quartet et en trio ce qui le mettait plus en valeur comme soliste.

John Kirby va être le premier à créer des formations mixtes racialement parlant.  Il a engagé notamment Lionel Hampton et Charlie Christian qui fut le premier guitariste à jouer amplifié. Il associait le vibraphone et la clarinette. Les"pick-ups" bands furent à la mode dans les années 30. C'étaient des formations qui se réunissaient pour une séance d'enregistrement. Teddy Wilson va aussi se préter à ces petites formations.

Le pick-up band de Lionel Hampton enregistra "i am in the mood for swing". Ce morceau fut enregistré avec des musiciens de séance. Un morceau de Mozart jazzifié par John Kirby "Minute waltz" fut enregistré par un pick-up band également. 

       John Kirby contrebassiste

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Billie Holiday

Le theâtre "Apollo" dans le quartier d'Harlem à New-York à été le seul lieu de spectacles bon marché de musique et dance où les noirs pouvaient être engagés. Ce furent des spectacles libres avec des concours de musiciens et de chanteurs ou chanteuses amateurs organisés par Ralph Cooper et dont le prix fut de pouvoir performer et d'enregistrer en studio avec des orchestres renommés du quartier et plus. C'est ainsi que Billie Holiday ayant à peine 15 ans à fait ses débuts dans le monde du Jazz. Beaucoup de musiciens célèbres comme Ella Fitzerald, Sarah Vaughan etc. ont passé par cet endroit avant de ce faire un nom dans le jazz business.

Billie Holiday fut une des plus admirées des chanteuses de Jazz. Elle connut une enfance qui plus est une jeunesse très difficile et instable, mais son désir de devenir une chanteuse eu raison de ses malheurs. Ses problèmes liés à l'héroine et l'alcool ont gaché sa carrière et sa voix. Le chant vocal qu'il soit jazz ou de variété fut à cette époque une question de timbre et d'émotion dans sa valeur plus que sur le texte ou aussi l'opposé certes dans certains cas.

Billie Holiday mélangeait les deux, elle avait le talent de pouvoir improviser mélodiquement sur des standards. Son génie était bien situé aux niveaux des textes, mais elle développait du feeling, de l'expressivité dans son interprétation des chansons malgré son peu d'éducation. Beaucoup de chanteuses de jazz ne s'occupait pas des textes, mais elles étaient des virtuoses dans l'art vocal. Elle avait du tempérament, ce qui était difficile dans ce monde d'hommes. John Hammond la découvrit et la fit travailler avec des orchestres très différents, mais beaucoup vont vouloir l'accompagner, ce qui va la rendre célèbre dans le monde entier, mais les problèmes raciaux vont lui donner des soucis. Billie Holiday et Lester Young se comprenaient très bien, il était mal adapté à la société, un marginal. On les considérait comme Roméo et Juliette. Elle rendait les textes suggestifs et charnels.

Billie Holiday travailla pendant toute sa carrière avec les plus grands maîtres du jazz, tels Louis Amstrong et Teddy Wilson tout comme Lester Young. Elle avait un rendu rythmique difficile, très peu de notes sur les temps. Elle demeura une Diva du jazz qui reçu beaucoup de récompenses à titre postume.

 

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Body and Soul

Ce fut l'une des plus belles improvisations du jazz au saxophone alto par Coleman Hawkins en 1939 sur deux chorus qui prennent toute la plage du disque. Beaucoup de grands musiciens vont enregistrer ce standard dont  Billie Holiday, Frank Sinatra, Ella Fitzegald. On lui demandait souvent de jouer ce morceau de musique, mais Coleman Hawkins était un créatif qui aimait l'improvisation et il ne pouvait que jouer qu'une partie de son solo et la coda finale. Il va encourager de nouveaux musiciens comme Monk et Charlie Parker dans un courant innovateur le Be-bop. Il fera même du free-jazz en 1960.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 11:12
Ethel Waters

Le grand talent de chanteuse de cette femme née et ayant grandit dans des circonstances dramatiques, fut qu'elle a été la première grande diva de Jazz. Elle sera une célébrité dans la renaissance d'Harlem pendant les années 20. Sa capacité d'adaptation à divers styles lui permit de travailler et de se produire dans les boîtes de nuit de blancs et sortir du ghetto d'Harlem. Elle pouvait chanter le blues, ainsi que la pop, le scat jazz ou même l'opéra. I have got rythm est le premier hit dans lequel l'anatole fut définit comme une cadence du jazz.

Elle fut une chanteuse dans les orchestres de big bands de Count Basie et Duke Ellington.

Ses talents d'actrice vont lui permettre d'être nominée pour un academy award à Hollywood pour un second rôle. La seconde afro-américaine de l'histoire a connaître cet honneur.

Elle chantera dans la forme AABA en anatole. Elle a influencé par son style d'autres chanteuses de jazz tel que Billie Holiday.

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Mr Bill Robinson

Ce danseur de claquettes et batteur va devenir une personnalité d'influence (mr Bojangles) pour le développement du rythme chez les batteurs de jazz.

Pendant ces années de crise majeure, les grands orchestres de jazz vont se développer et des changements vont se faire notamment dans l'instrumentation, la guitare rythmique va remplacer le banjo, la contrebasse va remplacer le tuba, la batterie avec le charleston hi-hat vont transformer la section rythmique. Il y aura plus de saxophones et moins de cuivres (trompette, cornet et trombone). Les harmonies vont évoluer, les accords à 4 sons vont apparaître plus fréquemment dans les arrangements et les compositions.

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Fletcher Henderson

Il fut un personnage important et influant, mais il va connaître des problèmes suite à un accident de voiture qui le mettra en marge du monde musical. En 1934 son orchestre fait banqueroute, le laisser-aller va apparaître comme l'alcool dans sa vie. Benny Carter va l'aider à sortir de son marasme et faire des arrangements plus intéressants, plus swing, plus legato, plus fluide. Il va imposer des parties de solo pour 3 saxophones et d'autres. Benny Carter va influencer toute une génération de compositeurs et d'arrangeurs dans les années du swing. 

 

fletcher henderson  benny-carter.jpg

Duke Ellington

Il va composer un morceau qui va devenir une sorte d' hymne pour les jazzmen. Il va mettre au monde le terme et le son "swing" jazz.. Il sera notifier comme un maître du jazz.. Il va moderniser sa formation avec 3 sections de cuivres, il va être le premier à utiliser la contrebasse et créer le "jungle sound avec l'effet "wha wha". Ce sera toujours son timbre, son identité, sa marque de fabrique. Il va développer trois aspects du jeu du cuivre  par son style;

1. Un jeu très blues avec la wha wha et le growl

2. Une attitude excentrique et fantaisiste de mauvais garçon

3. l'utilisation de rythmes latins

 

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Le swing sound

Les années 30 -40 seront une période difficile pour le travail de musicien. Celui-ci va exiger des compromis qui auront rien à voir avec le Jazz , avec la créativité tout comme le besoin d'l'innovation.

Le Kansas city style "Toby" de Bennie Moten

Cette ville va faire le lien entre le monde culturel de l'est et de l'ouest des Etats-Unis. Le bétail était acheminé dans l'Est par cette ville, un gangster nommé "Tom Pendercast" dirigeait la ville de Kansas city et contrôlait la distribution d'alcool, elle sera considérée comme le "new storyville". Les jams sessions se faisaient partout et à toute heure, l'alcool coulait à flot, la crise va pousser beaucoup de musiciens à venir travailler dans les boîtes de nuit  de Kansas city dont Bennie Moten. Le kansas city style sera le lien entre le swing des big-bands et le be-bop naissant.

Les "blue devils" fut un groupe mythique de ce style du kansas city jazz. Les batailles d'orchestre font faire un tabac et il va tout rafler et gagner. Bennie Moten va engager la majorité des musiciens de cet orchestre tels Count Basie, Walter Page et Oran "hotlips" Page. L'Anatole (I-VI-II-V) va apparaître dans ce style et ses formes tout comme le "walking bass" de Walte Page. Le Bennie Moten's orchestra va enregistrer quelque uns des hits les plus dynamiques du jazz dont "Toby, South et Moten Swing". Ce compositeur va mourir stupidement d'une opération  ratée des amygdales. Le style de Kansas city deviendra le swing jazz avec son feeling dynamique et ses walking bass innovateurs.

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Coleman Hawkins

Il fut un des leaders du style de kansas city sound et l'un des saxophonistes de jazz les plus renommés de la swing era avec Lester Young et Ben Webster, son acolyte et grand ami. Ce fut les premiers virtuoses du saxophone tenor en jazz, ils vont influencer Charlie Parker et John Coltrane plus tard.

Le swing veut dire dynamisme rythmique et légéreté du feeling et surtout une place centrale fut donnée au soliste et à l'improvisation individuelle dans les arrangements comme les orchestrations. Malgré tous ces virtuoses comme Hawkins, Flecher Henderson et d'autres chefs d'orchestre de jazz avaient de la peine à trouver des contrats et des engagements. Mais il a enregistré quelques chefs d'oeuvres comme "body and soul ou encore "in a mellow tone", mais peu de grands succès commerciaux. 

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Benny Goodmann

Il a fondé en 1924 son orchestre big-band à l'image de celui de Fletcher Henderson qui a dissolu le sien. De ce fait également il a eu la chance de pouvoir obtenir et d"acheter la bibliothèque complète de celui-ci.  Il a aussi eu l'opportunité de passer dans plusieurs émissions TV pour se faire connaître et diffuser un nouveau courant musical. Les modèles d'orchestration simple de Fletcher Henderson vont aussi faire de lui un roi du swing, une star qui aura ses fans. Bennie Goodman était un chef d'orchestre strict et exigeant dès plus perfectionniste dans ses compositions qui étaient raffinées, polissées avec des mélodies simples mais très swinguantes qui étaient facilement mémorisables d'ou son succès commercial. Ses orchestrations et ses arrangements étaient axés sur le jeu en sections et le dialogue entre cuivres. Son big-band fut surtout une formation d'ambiance, de danse pour les bals avant tout donc la musique jazz va devenir le courant le plus populaire aux USA pendant cette période avec son hit-parade, ses concours etc. Le jazz des noirs également auprès d'un public blanc.

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Jimmy Lunceford

Il était un musicien de saxophone alto diplômé et cultivé ayant apprit la musique avec le père de Witheman. Sa musique était plus pour le fun que pour l'innovation et axée sur la composition. Il ne devint de ce fait jamais aussi connu que les kings of swing de son temps ayant choisit plutot l'enseignement de la musique que la composition. Ses shows qu'étaient ses concerts donnaient dans la présentation, les nuances et la fantaisie pour le divertissement du public. Les nuances" fortissimo et piano" comme d'autres vont être sa signature et rendre son orchestre attrayant. Sy Oliver le trompettiste du groupe,  "the melody man" va revélé ses talents d'arrangeur. L'orchestre était fondé à sa base sur des élèves de collège et de high school, de ce fait ils restèrent longtemps dans la formation. Les orchestrations derrière les paroles du chanteur sont riches et attrayantes. Ces big-bands de dance furent appelés "les mickey mouse". Ce fut une époque naïve et romantique surtout très commerciale.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:09
Les tendances des musiciens blancs de jazz

On peut constater trois tendances qui se formèrent dans le jazz du aux musiciens blancs.

La tendance "classic sound"

Bix Beiderbecke fut dans la première de ces tendances de jazz "blanc". Il était cornettiste, un musicien romantique mais une victime de ces vices qui décimèrent le jazz; tels l'alcool, la drogue, les voyages incessants. Il se démarquait des autres cornets tous influencés par Louis Amstrong, Il ne jouait pas en violence et en puissance, mais en finesse et en douceur de climat. Il fut un duo de solistes réputés avec Franky Trumbauer un spécialiste du sax tenor en ut aujourd'hui disparu, ils furent aussi de grands amis qui ont créé un son, une tendance musicale dans le jazz. Ce saxophoniste musicien de route va influencé plus tard Lester Young qui influencera lui aussi Charlie Parker. Ils ont eu la chance de pouvoir enregistrer des standards et des albums pendant les années 20-30, leurs enregistrements furent commerciaux. "Swinging the blues" dans ce titre, Trumbauer introduit et expose le thème, Beiderbecke lui se charge du travail d'improvisation. La guitare fut dans cet album présente, ce qui fut en soit une originalité surtout une nouveauté, car le banjo a été abandonné dans les orchestres de jazz comme instrument rythmique.

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Le style de "Chicago"

Une deuxième tendance de ce jazz "blanc" fut le style chicago(chicagoons). Il se définit comme une forme de dixieland évolué, le thème était joué collectivement avec des solos qui se suivaient pour finir sur une improvisation collective. Le jazz de cette époque était soit maudit, donc marginalisé ou soit commercialement romantique. Le musicien de jazz ne vivait pas vieux, ils étaient souvent sujets à l'alcoolisme ou des héroinomanes, donc ils mourraient jeunes de ces substituts à leurs problèmes. Comme le monde musical était dirigé par des gangsters, ils possédaient les maisons de disques, les studios et surtout les boîtes de nuit, certains musiciens disaient qu'ils valaient mieux mourir de la drogue ou de l'alcool que d'une balle d'Al Capone et ses sbires.

La basse et la guitare ont prit le relai du tuba et du banjo, le saxophone devient un instrument soliste central du style de chicago. Ce style fut marqué par la proéminence des solos individuels de musiciens qui se firent des duels sur scène. Ce style fut influencé par le romantisme du XIXème siècle. Gene Krupa et Milton Messrow furent des figures types du mode de vie et du style chicago dans le jazz "blanc", un jeu énergique et flamboyant de batteur et d'improvisateur pour Krupa, et un style électique et raffiné au saxophone pour Messrow, mais il furent aussi reconnus comme des fumeurs et dealers de "pot".

Les musiciens de Chicago ne vivaient que pour le jazz et pour vivre intensement l'existence, le présent sans référence au passé et au futur. Ce furent des rebelles et des gens de mauvaise réputation, ainsi donc une image de mauvais garçons.

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Le style de New-York

Les musiciens de New-York vont chercher un peu partout de nouvelles idées et influences culturelles. Red Nichols qui était compositeur, arrangeur et cornettiste fut le type même de ce style très varié et diversifié, il a enregistré quelques 4000 titres pendant sa courte carrière. Il avait une grande sureté instrumentale dans ses improvisations. Comme il était un bon lecteur et un bon soliste, il en profita pour travailler en studio. Il jouait pour plusieurs compagnies et maisons de disques, car à cette époque il fallait beaucoup enregistrer pour s"en sortir. Il ne touchait pas de royalties et de droit d'auteur sur son travail de compositeur.

Il va former un quintet expérimental "The five pennies" afin de développer son propre style "jazzy" par des formules expérimentales d'arrangement et d'orchestration, comme notamment des timbales pour les bases rythmiques. Il va s'associer à un tromboniste (Mole) pour se démarquer du style de la Nouvelle Orléans. Il utilisait peu de glissandos, mais de grands intervalles. comme des quartes et des quintes, ce qui était peu fréquent à cette époque. L'orchestre de Red Nichols eut comme membres; Miff Mole(trombone), Jimmy Dorsey (saxophone), Eddie Lang (guitar/banjo), Vic Berton (drums) et red Nichols (cornet). On nota aussi un pianiste parfois tel Arthur Schutt.

 

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Miff Mole

Ce tromboniste, grand ami de Red Nichols, utilisait des intervalles et des accords augmentés. Il a créé un style de jeu de solo pour le trombone considéré comme une référence importante du jazz swing. Il intégra dans son orchestre des solos de guitare (eddie lang) et de cuivre, ce qui le différencia du dixieland primitif pour accéder au jazz classique.

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Les années 30 et 40

Le jazz classique se développa autour du travail des arrangeurs et du rôle du soliste qui va sortir de la masse collective de la notion d'improvisation et le blues devint populaire. La crise économique va faire des dégats dans le monde des musiciens et du jazz, il va se produire un marasme de la production musicale noire. Le travail de studio va devenir la seule source de revenu pour beaucoup de musiciens. La radio va aussi produire des concerts en live dans ses studios qui vont devenir populaires pendant ces années de crise économique.

Benny Goodman a fait beaucoup de travail de studio à ses débuts dans sa carrière. Cela a contribué à créer un style de musique très commerciale par le développement de la voix (les crooners) tel Bing Crosby. Il va débuter dans l'orchestre de Paul Witheman comme chanteur soliste avec micro. Il sera le premier blanc à chanter un peu jazzy avec de l'improvisation dans le chant. il avait un style peu classique. Le Paul Witheman big band était l'orchestre blanc le plus connu pendant cette crise. il faisait de la musique de dance et très commerciale pour la radio, car il fallait survivre plutôt que d'innover pendant cette époque.

Le jazz dit "blanc" va faire partie de la culture américaine grâce à ces standards. Bing Crosby était l'archétype de l'américain moyen qui partant de rien va faire fortune.

paul witheman orchestra

PaulWhitemanOrchestra.jpg      Bing_Crosby_NBC.jpg

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:45
Les années "crise "

Après les années trente les "big-bands" vont faire leur apparition, car l'amplification et la sonorisation n'existaient pas encore et les salles de dance comme les lieux de concert devenaient plus grandes. Ces orchestres étaient plus puissants, donc plus efficace pour l'ambiance des salles de bals, de dance, des boîtes de nuits  tels l'Appollo theâtre d'Harlem de l'époque. L'amplification électrique et électronique apparaîtra plus tard dans les années 40 et 50.

Paul Witheman

Il va devenir dans les années trente, malgré qu'il soit blanc, un grand personnage du jazz. Il apprit la musique de façon scolaire, il grandit dans une famille de musiciens, un père professeur de musique. Il devint un chef d'orchestre et un pionnier dans la fusion et la synthèse des styles musicaux. A la fois un orchestrateur conventionnel classique et moderne dans son approche d'un style personnel facile et commercial dans lequel l'improvisation des solistes joua un grand rôle. Il va donner ses premiers souffles, ses premiers repères au jazz symphonique.

De part sa notoriété, il va pouvoir commander des compositions aux grands maîtres de sont temps comme Gershwin et Stravinski. Rapsody in blue sera le premier titre pour Big-Band et pour lequel Gerswhin jouera du piano lors de l'enregistrement et en tournée. C'est cette forme de jazz que l'on va entendre en Europe et aux USA sur les radios et d'autres médias en devenir parce que ces musiciens seront privilégiés par des meilleurs enregistrements et par une meilleure diffusion.

Cependant ce type de jazz va être critiqué par les puristes noirs comme étant trop symphonique et orchestrale. L'écriture musicale en sections était la base de ces nouvelles orchestrations, en trois minutes on pouvait avoir différentes façons d'orchestrer les cuivres et les bois.

Paul-Whiteman-.jpg   Paul-Whiteman-Orchestra.jpg

Fletcher Henderson

Il sera le chef d'orchestre du plus prolifique des big-bands noirs de la swing era. Ses premiers arrangements furent influencés par ceux de Witheman, mais grâce à Louis Amstrong qu'il va faire venir à New-York et joindre son orchestre, le swing va devenir plus présent dans les big-bands et la musique sera plus riche d'orchestration et de combinaisons de cuivres.

L'improvisation et les partitions écrites seront mélangées au lieu d'être divisées. En 1939, il decida de dissoudre son orchestre pour joindre celui de Benny Goodman et devenir son pianiste et son arrangeur à temps complet. Fletcher Henderson tout comme Redman vont définir la formule "swing" sur laquelle tous les orchestres de cette époque vont interagir( le principe de dialogue entre sections instrumentales et solistes).

 

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Duke Ellington

Il fut aussi un personnage important pendant un demi-siècle de carrière consacrée au Jazz. Il fut un génie et un pianiste d'exception, il vécu à Washington où il forma son premier combo de 6 musiciens. Il s'inspirait de ses musiciens, il écrivait en fonction des styles et des personnalités de ceux-ci. Il avait le bon sens du piano sans virtuosité, il cherchait la couleur des sons dans l'orchestration pour faire sonner ses thèmes. Il écrivait de nombreuses compositions (1000) qui lui ont beaucoup rapporté. Par exemple "The Mootche" qui fut composé pour les trombonistes Bubber Miley et Sam Nanton qui furent les pionniers du plunger mute et du son "wah wah" au trombone. Duke Ellington savait faire du blues de bien des formes différentes, il fut le premier à composer en tonalité mineur du blues. Il accepta son héritage culturel noir.  Il fut surtout connu au Cotton club de New-York où il fit connaître les facettes de la culture africaine aux américains; Il appella son style "Jungle", il composa le titre "black beauty" qui a révolutionné la musique noire. Il n'a pas eu une grande éducation et de grandes connaissances, il apprit empiriquement à développer ses idées. Ce fut l'ère d'une orchestration plus harmonique et celle de l'improvisation de soliste, on abandonna le contrepoint primitif accompagné.

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Louis Amstrong et les hot five et seven

Ses enregistrements avec ces deux formations principales furent considérés comme des chefs d'oeuvre du Jazz dans les années trente et plus tard. Il fut aussi renommé comme une référence du solo et du soliste de Jazz pendant des années. Beaucoup de musiciens vont copier note pour note ses solos de cornet et ses principes d'improvisation pour leur originalité et leur puissance émotionnelle. Une pièce de référence le" potato head blues" développe le sens architectural et la créativité du solo de jazz swing, pas des riffs placés par ci et par là, mais il instaura un concept, une construction thématique dans un développement mélodique.

Dans le morceau "West end blues" le phrasé est sautillant et dynamique voir puissant avec une interprétation montrueuse et très profonde par son jeu fluide et varié legato qui génère du feeling. Let's fall in love: à cette époque le jazz est une musique afro-américaine donc de noirs en majorité, mais la plupart des disques sur le marché étaient ceux de blancs. La raison en était probablement que le racisme faisant foi et le fait que la mafia possédaient les studios d'enregistrement, les boites de nuit et les maisons de disque les plus importantes, de ce fait également ils préféraient les musiciens blancs et également les noirs ne savaient pas lire et ni écrire la musique.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:31
Le jazz dixieland

Le premier disque dit de jazz "Livery stable blues " fut enregistré en 1917 par une formation de musiciens blancs "l'original dixieland jazz band" et publié quelques semaines plus tard par la première maison de disque du jazz aux usa, la Viktor Takling machine compagny. Le dixieland est né à la Nouvelle Orléans,  un grand port de pêche et une ville du plaisir aux innombrables maisons closes. C'est aussi la plus grande ville et lieu d"expression des débuts du jazz.

Storyville, fut et est toujours un vaste quartier de la Nouvelle Orléans avec près de 400 lieux de prostitution à l'époque mais il fut aussi le contexte culturel où le jazz serait né. Les pianistes d'ambiance tel que Jelly Roll Morton y jouaient dans les bars et les maisons closes etc. mais le jazz s'est développé à la Nouvelle Orleans même.

 

originaldixielandjazzband1917.jpg

 

Le jazz de la Nouvelle Orléans

Les musiciens comme les orchestres jouaient dans la rue et dans les hôtels, mais cette ville de vices et de débauche est aussi celle de l'opéra et d'autres musiques que le jazz.. Des musiques qui se diffusent depuis le XVIII siècle au sens rythmique particulier (créole, salsa, hispanique), celles des îles. On y conçoit et développe l'utilisation d'un contrepoint moderne conceptuel comme le fait d'utiliser un mot et ses lettre pour les notes de musique comme C.A.G.E ou faire en sorte que les notes fassent un mot ou des mots et développer le mot par des techniques de composition; utiliser un mot comme un motif de développement mélodique motivique à l'image de Bach aux XVIII siècle en Europe. Le jazz dixieland conçoit des formes blues atypiques en 16 ou 8 mesures. Comme développer un A en 12 mesures et un B en anatole de 8 mesures. Les harmonies furent diatoniques.

Freddy Keppard était très superstitieux et il a raté l'occasion de pouvoir être le premier musicien de jazz à enregistrer un disque. Le dixieland par ses débuts marque la fin du ragtime dans les esprits. Le mot dixieland a des origines politiques et militaires. La Nouvelle Orléans était une colonie française pendant de longues années, les billets de dix dollars étaient particuliers, la conséquence de la guerre de sécession, donc par cette situation politique, le nom des billets était resté "dixie" tout comme l'hymne sudiste dont le nom est dixie également. Le jazz de la Nouvelle Orléans fut appellé Dixieland pour ces raisons. 

Les orchestres vont changer le nom ragbands pour celui de jazz bands. Les musiciens noirs étaient considérés comme satanistes par les blancs, donc le jazz fut considéré comme une musique du diable. Le dixieland sera marqué par le principe de l'improvisation libre collective, par un contrepoint libre conceptuel à trois voix. Ce style musical se distingue par son esprit festif de musique de fanfare, car on trouve toujours une occasion, une fête ou un enterrement  pour jouer et faire de la musique.

 

    Freddy Keppard et Louis Nelson              Jerry Roll Morton

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William Bill Johnson

Il fut un pionnier, plus encore le premier contrebassiste à introduire la technique du slapping ou du tiré dans le jeu technique du jazz. Mais il enregistra tardivement des disques. Le dixieland ici se distingue par une musique sans fantaisies d'interprétations, par des formes bien définies structurées, par une orchestration à l'unisson. La musique de la Nouvelle Orléans était plus exotique et vivante qu'ailleurs, le banjo était aussi très présent par des anticipations et syncopes rythmiques, plus de variations et d'improvisations libres, avec plus de combinaisons en question et réponse des instruments solistes avec plus de fantaisies techniques.

    the buddy bolden band en 1895                                  William Bill Johnson  buddyb8.gif         bjohnson.jpg

Chicago

Ce fut la première mecque du Jazz pendant les années 2O après la guerre. On y enregistra toutes sortes de musiques commerciales; de la chanson, de la country pop, de la polka ou des marches tout ce qui se diffèrencie de ce que l'on nomma "jazz". King Oliver y enregistra le premier disque marquant du jazz suivant les caractéristiques de ce style, sur lequel on peut entendre une ébauche, un forme reconnaissable d'improvisation instrumentale. Chicago attire beaucoup d'immigrés noirs du sud, donc une forte population de couleur s'y installa. Le jazz évolue dans son discours mélodique par l'utilisation d'effets techniques comme les sourdines, les mutes etc. Le "piper mouth blues" fut créé dans cet esprit avec des solos figés par des plans et clichés sans nouveautés.

Louis Amstrong devient le cornet et le second, l'alter-ego de King Oliver, ils vont composés les trente premiers chef-d'oeuvres du Jazz. King Oliver fut le premier king of jazz. Il fut le cornet dans le hot peppers de Jerry Roll Morton. 

King Oliver                             Louis Amstrong

Joe_King_Oliver_c__1915.jpg     

Jelly Roll Morton et King Oliver

Ils furent des personnages importants pour le développement du jazz à la Nouvelle Orléans et à Chicago également puis ailleurs sur la West Coast. Jelly Roll Morton était un pianiste chevronné très complet et un aventurier. Il a beaucoup fait et donné pour le jazz, car il en avait une idée bien définie. Il fut un arrangeur, un compositeur et un enseignant du jazz parce qu'il eut une formation appropriée de musicien. Il a enregistré beaucoup de disques, ses compositions sont structurées avec des parties écrites et d'autres improvisées. Il a concut une première forme de world musique, car il puisait son inspiration dans différents styles de musique; du classique, du latino à la musique créole, il intégra ce que l'on appelle aujourd'hui des "breaks", la signature du compositeur.                                                                                                               

    

Ses premiers disques démontrent une grande variéte d'interprétation du jazz. Par des orchestrations riches et variées, avec 4 mesures avec des instruments, 4 mesures avec des plans rythmiques variés, des changements de tempo, de métriques, de styles, par des combinaisons binaires et ternaires, par une bonne utilisation du banjo et de la guitare, avec une utilisation intelligente des idiomes instrumentaux, par des parties écrites et d'autres improvisées. Il fut aussi un historien et un parolier.

The king oliver creole band

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Le New York Jazz

Dans les années trente, New York et son Harlem, parsemés de boites de nuit devient aussi une mecque du Jazz. Le "Stride", un style dérivé du ragtime et du novelty, y fit son apparition, il signifie "marcher à grands pas" donc faire des mouvements larges des doigts sur le clavier. Harlem fut et est un quartier de style de vie et de population exclusivement black. Les "rent partys" étaient des fêtes où se produisaient des musiciens de jazz (stride)à New-York. Ce sont des joutes musicales où de nombreux compositeurs vinrent se faire connaître dont James P. Johnson qui fut le premier compositeur reconnu de "stride", "Charleston" fut son plus célèbre titre. On y intégra plus de dextérité, plus de recherche rythmique et de rapidité d'interprétation. La main gauche faisait tantôt des basses, tantôt des accords et la main droite le thème. 

James P.Johnson

jamesp.jpg           left hand stride work

Fats Waller

Il fut un élève de James Johnson, un chanteur conteur, un humouriste et un clown. Les duos entre Fats Waller et James Johnson sont connus pour leur organisation en voix grave et aigüe. Harlem devient un lieu où l'on enregistra beaucoup de blues devenu commercial. Mamie Smith fut une des premières chanteuses noires enregistrée de blues accompagnée par des pianistes de stride tel Willie the lion Smith. Il fut le pianiste sur le premier disque de blues enregistré en 1920 "crazy blues" sur lequel chante "Mamie Smith" qui fut la première chanteuse afro-américaine de blues connue. Ce disque fut très populaire dans les quartiers noirs, le blues urbain fut très important dans ces années de crise économique générale.

Bessie smith enregistra 250 faces de disques environ, elle fut très populaire, car elle suscitait de l'émotion par sa voix sans autre pareil. Elle fut une grande tragédienne, elle fut accompagnée par les meilleurs musiciens de l'époque. Les thèmes du blues sont la faim, la pauvreté, les gangsters, l'amour, le sexe, les problèmes d'argent? Ces textes ont souvent un double langage d'homosexualité féminine. Bessie Smith fut-elle bisexuelle? de 1920 à 1930 le blues urbain fut très populaire, les groupes de ces années comptent 5 à 6 musiciens. Les arrangements étaient relativement simples pour être applicable à ces orchestres de musiciens autodidactes en sextet et quintet.

  Fats Waller                               mamie smith                     Bessie Smith

WallerFats_288x375.jpg   mamiesmith.jpg bessie-smith.jpg          

 

chordsheets

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:46
l'Afrique

Elle a apporté certains éléments de base esthétiques dans le concept musical du Jazz tel le principe de construction de question et réponse, des plans rythmiques variés et répétitifs, tout un univers de sonorité modale propre à la culture primitive et traditionnelle de l'afrique de l'ouest.

la notion de soliste et de choeur

Pour accéder à l'esprit du jazz il importe de développer une aisance rythmique par des changements fréquents de métriques et de mesure (4/4 vers du 5/4, le binaire vers du ternaire) et un sens affiné de l'improvisation pour le soliste. Le "feeling shuffle" en est la démonstration dans l'interprétation des mélodies et des riffs. Le contexte modal du blues se pressent dans le chant primitif africain pentatonique à 5 notes. Certains aspects de la musique indienne primitive tel celui de  syncope se retrouve dans les débuts du jazz, des musiciens de musique folk faisaient danser parfois les esclaves noirs dans les plantations de coton du sud des états-unis (Jaladoo). Il s'agit d'une monorythmique très structurée par des séquences différentes très contrastées. Le sens de la modalité se dessine au XVIII et XIX siècle dans les chants divers des esclaves noirs. 

bluesAfrica-Blues-CD.jpg  

                    

      Formes monorythmiques africaines

     

Quel est l'apport des noirs dans le blues et le jazz?

Il exista un rapport entre les chants de travail (shouts) des noirs et le jazz. L'esclave noir va  définir le "double talk", un mot pour en définir un autre (code). La politique, l'amour et la drogue furent les grands problèmes des noirs et les thèmes de leurs chansons et de leurs textes. 

Un autre apport fut celui des inflections des notes, les "blue" notes dans le chant mélodique, l'accent est mis sur les notes modales (blue-notes), le vibrato et le chant répététif et mélancolique autour de 5 notes dites pentatoniques.

Le chanteur de ballade blues; Leadbelly

il créa un répertoire de chansons populaires. Il fit de la prison et il apprit la musique en prison. Son style se dessina autour de deux accords ; la tonique et la dominante. Il utilisa souvent la modulation. Son chant s'apparenta à des coups de hache, de nombreux complets dans une forme répétitive, une musique simple mais populaire. Il dessinera ce qui deviendra une forme universelle du blues sur 12 mesures ; 3 sections de 4 mesures mais avec beaucoup d'élasticité. Un exemple de forme;

la 1ère Strophe ; les mêmes paroles (des opinions et la vie quotidienne)

la 2ème  strophe suivante est la même

la 3ème strophe est la chute avec un commentaire musical sur la tonique.

le vocal et l'instrumental sont en alternance, le rambling, des  thèmes satiriques, ironiques et humoristiques très poétiques. La quête de l'amour et les représentations de leurs problèmes de société furent des thèmes usuels chez les noirs. L'utilisation du bottleneck devient un outil du blues par ses micro-intervalles.

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Le Gospel et les Spirituals

Le mélange des cultures et des religions chez les noirs et blancs d'amérique a donné lieu aux formes du Gospel. le nouveau testament fut très important dans l'identité sociale des afro-américains. Les juifs furent représentatifs des problèmes des noirs par leur exode vers une terre sacrée.  Le pasteur noir était le soliste (question) et les fidèles de la communauté noire, le choeur(réponse). Ceci étant un peu à l'image des cérémonies tribales en Afrique. Les noirs ont modifié les cantiques religieux blancs pour les adapter aux chants africains.

L'ancien testament fut toujours présent dans les spirituals après la libération des noirs et pendant la guerre froide entre les USA et les communistes athées. Les étudiants noirs des universités firent des tournées musicales avec ces groupes de gospel pour pouvoir payer leurs études. Cette musique fut et est la fusion des harmonies des blancs avec les mélodies des noirs même africaines. On pouvait entendre dans les barbershops des quartiers noirs des chansons de coiffeur en se faisant couper les cheveux. Ce sont des quartets dont le Golden Gate quartet fut le plus connu, un de ses chanteurs jesgewel fut dévoré par des chiens un jour. 

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    Le golden gate quartet

golden-gate-quart.jpg   Gospel_Page.jpg

Le Ragtime

Il fut la première musique savante noire à structure réfléchie et déterminée. Cette musique noire composée au piano utilisa des formes musicales européennes; marches, forme classique, valse et polka. Les pianistes noirs de ragtime ont intégré des éléments rythmiques syncopés ayant des origines créoles et calypso. Les premiers morceaux de ragtime furent enregistrés en 1898 avec le piano comme instrument privilégié mais la guitare fut aussi présente plus tardivement dans ce style. Ce fut les premières musiques afro-américaines populaires connues en Europe. Des compositeurs classiques contemporains comme Satie, Debussy, Ravel et Stravinsky ont parfois utilisé le ragtime dans leurs compositions. Jusqu'en 1917 le ragtime a eu une influence énorme dans le développement du Jazz. Elle fut du Nord au Sud une musique souvent improvisée et non écrite, donc peu de partitions originales de ragtime.

     Scott Joplin rags                                                  Tom Turpin rag piano player

joplin-piano     tom turpin ragtime

Il fut aussi une musique de danse opposée au blues et au Gospel, tel que le cakewalk dont on organisait des concours tous les week-ends. Scott Joplin qui mourut dans la misère et le desespoir fut l'un des pianistes de ragtime le plus connu. On a reprit l'un des ses standards pour le film l'Arnaque avec Robert Redford et Paul Newman. Il mettait des explications très détaillées sur ses partitions de musique, mais il n'a jamais enregistré sur vinyl uniquement sur rouleaux de piano mécanique. Maple leaf rag fut l'un de ses morceaux les plus reprit par les orchestres de dixieland plus tard. Il y eu beaucoup de versions de celui-ci; piano à deux mains, avec banjo et orchestre militaire. Le premier musicien noir a enregistré fut James Reese Europe en 1904 à New-York, dans son café Clef Club où défilèrent beaucoup d'orchestres de ragtime. Ce fut une époque dans laquelle il fallait être doué dans beaucoup de domaines de la musique, tels; arrangeur, compositeur, bandleader et soliste pour se faire un nom. Les danses tel que le foxtrott ou le chicken walk furent très populaires avec le premier orchestre noir: le "Europe's society" avec son "castle house rag" la plus connue de ses compositions. On fut chargé par Uncle Sam de former des orchestres de ragtime lors de la première guerre mondiale, ce qui permit de diffuser cette musique en Europe. Les français furent étonné par ces formations. James Europe fut assassiné au couteau par un de ses musiciens, le batteur. La musique jazz fit un boum après 1917. Le Rag Novelty fit son apparition, il était plus riche en virtuosité et en rapidité que le ragtime original.

 

American_Beauty_Rag.jpg   Heliotrope_Bouquet.jpg   The_Entertainer.jpg

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 07:03
Introduction :

Qu’est que L’harmonie ? Est-elle importante à la compréhension de l’univers musical ? D’où nous vient ce concept en musique? Son évolution historique dans le langage musical est en rapport avec le besoin d’être à la recherche de nouvelles sonorités et de couleurs dans la créativité musicale.

 L’Antiquité : la civilisation Helléniste

Quelques auteurs de référence:

1. Eléments de l’harmonie d’Aristoxène : selon lui la musique est sensation et mémoire, le musicien est un photographe des éléments naturels. Il exposa et arrangea la théorie musicale antique dans la période féconde de l'Héllenisme. Selon lui, c'est une théorie de l’âme apprêtée aux perceptions sonores musicales. L’âme est au corps ce que l’harmonie est à l’instrument de musique.

2. Introduction à l’harmonie d‘Euclide et de Gaudence : l’arrangement des sons considéré suivant un rapport arithmétique et mélodique d’acuité. La division du canon, une recherche sur les proportions musicales.

3. Manuel d’harmonie de Nicomaque de Gérase : Il fut un pythagoricien, la science des sons est réglée par les nombres. Comment furent découverts les rapports numériques aux sons.

La division du diapason (l’octave) dans la conscience diatonique. Sur l’accord des sons dans un rapport numérique de division des sons, il y a trois genres. La représentation numérique de la distance entre les cordes et les sons de quinte, de quarte répondant aux termes comme « hypate pour le son 6, mèse pour le son 8, paramèse pour le son 9 et nète pour le son 12».

4. Harmoniques de Ptolémée : Il appela harmonie, l’ordre pythagorien selon lequel l’harmonie est la science des astres et des sons qu’il découvrit dans les mouvements des astres et dans la nature (le vent, les chants d’animaux, le son des marteaux). L’harmonie est un géocentrisme.

Dans cette science grecque antique de la musique, la notion d’arrangement vertical de sons simultanés n’existait pas encore au sens moderne et polyphonique que l' on l’a défini plus tard au XVIII et XIX siècle.

Les Philosophes :

Aristote : Il a pensé  que l’antiphonie est la consonance de l’octave, à quoi il ajouta qu’elle résulte de deux mélanges de la voix de jeunes enfants avec celle des hommes faits, lesquelles voix sont entres elles à même distance, pour le ton, que la corde la plus haute du double tétracorde  ou de l’octocorde l’est par rapport à la basse. L’antiphonie est plus agréable que l’homophonie. Dans l’antiphonie, les voix se font  entendre plus distinctement que dans la diaphonie.

Citations :

Aristide Quintillien : Il est l’auteur grec qui le plus d’importance, car il démontra que rien n’indique dans les traités de grecs anciens, la présence d’une science relative à des accords. « Toute la science harmonique, dit-il se divise en 7 parties :

1. la première traite des sons   

2. la deuxième traite des intervalles

3. la troisième, des systèmes

4. la quatrième, des genres

5. la cinquième,  des tons

6. la sixième, des mutations

7. la septième, de la mélopée

Platon : « on appelle cadence, l’ordre ou la suite du mouvement ; on appelle harmonie l’ordre ou la suite du chant, de l’aigu et du grave, diversement combinés et entre-mêlés.

L’harmonie n’avait pas chez les anciens penseurs grecs la signification restrictive qu’elle a aujourd’hui. Pour une mélodie chantée à plusieurs voix, ces voix étaient de même timbre ou de timbres différents. Pour le 1er, on chantait à l’unisson et ça s’appelait « homophonie » ; pour le second .on chantait à l’octave ,et ça s’appelait « antiphonie ». L’arrangement ou l’enchaînement de sons considérés sous le rapport mélodique de leur acuité ou gravité. La symphonie de quartes et quintes se nommait « paraphonie » mais il a été relativement restreint dans la musique instrumentale et vocale, l’échelle tonale de leur musique n’étant pas favorable à une harmonie continue.

 

mod dim

 

modes composition

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 19:41
exercices et plans de fingerpicking en open tuning et drop d tuning

exercices et plans de fingerpicking en open tuning et drop d tuning

Fingerstyle Rock in Dropped-D Tuning

Le "Drop D tuning" a été populaire et l'est toujours chez mains musiciens réputés folk et celtiques. Un exemple serait celui du guitariste folk écossais Bert Jansh, qui a arrangé une pièce traditionnelle celtique irlandaise "Blackwaterside" de manière à utiliser un style en fingerpicking comme celui de l'exemple 1 ci-contre. Jimmy Page a adapté l'arrangement de Jansch en open tuning modal D-A-D-G-A-D, et a appelé cette version solo "Black mountain side", une pièce acoustique de référence du premier album de 1969 du groupe rock anglais Led Zeppelin.

Des techniques provenant d'autres instruments sont parfois adaptées et transférées sur la guitare en open tuning(accord ouvert). Le banjo qu'il soit à 4, 5 ou 6 cordes est parfois pratiqué et joué dans des accordages proches de ceux en open tuning sur la guitare. Un musicien renommé du groupe de rock Fleetwood Mac, c'est à dire Lindsey Buckingham a utilisé les techniques de roulement et des plans du banjo pour les arranger en style fingerpicking de basse alternée pour des chansons tels que "Never going back again" qu'il interprète en Drop D tuning, c'est à dire avec la corde de Mi baissée en D. L'exemple 2 ci-dessus est similaire à celui utilisé par Lindsey Buckingham sur cette chanson de Fleetwood Mac.

Une autre pièce de rock en drop D publiée en 1967 est connue sous le nom de "Embryonic Journey" composée par Jorma Kaukonen du Jefferson Airplane. Une pièce acoustique complexe sur une cadence plagale de D/G en 7ème position. Et même des pièces classiques tel que la symphonie du nouveau monde de Dvorak peut-être adapté façon drop d tuning en chord-melody style.

Fingerstyle Rock in Dropped-D Tuning
une autre exemple en musique celtique de technique en drop d tuning

une autre exemple en musique celtique de technique en drop d tuning

et même Dvorak peut être arrangé pour la guitare en drop d tuning la symphonie du nouveau monde

et même Dvorak peut être arrangé pour la guitare en drop d tuning la symphonie du nouveau monde

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 17:34

Les médias dans nos sociétés contemporaines jouent un rôle important de diffuseurs d'informations entre un émetteur (journal de presse écrite, radio, télévision, internet, etc., et un récepteur (des publics de lecteurs). Ainsi pour s'informer sur des programmations de concerts, le moyen le plus efficace, voir logique serait de lire des journaux, d'écouter la radio, de discuter avec ses proches et de surfer sur internet.

Quelques conseils pratiques

Tous les événements culturels musicaux programmés dans une ville, dans une salle, dans une institution culturelle, dans des bars font l'objet à notre époque d'une certaine opération médiatique. En vous promenant dans les rues de vos cités, dans les métros, ainsi que sur les tableaux d'affichage de différents lieux publics, vous pourrez y lire et vous informer sur des concerts de musique classique, festivals, happenings et des fêtes diverses comme la fête de la musique, etc. Les moyens d'informer sont multiples et parfois sujets à caution, de la simple distribution de "flyers" à l'affichage sauvage, tout est bon pour informer.

Le bouche-à-oreille

Comme l'écrit Jean-Noel Kapferer dans son ouvrage "rumeurs", le bouche-à-oreille est le plus vieux média du monde et bien des informations se diffusent toujours de cette manière. Ainsi donc, discuter, écouter, font partie des activités quotidiennes pour évaluer et connaître ce qui se passe dans le monde social et culturel. Mais méfiez-vous des rumeurs sur des événements, rien de plus insidieux et destructeur qu'une fausse information.

Les adresses de médias et sites

Est-il possible de s'informer sur des concerts programmés sur Internet ? Il existe de grandes possibilités de s'informer sur la programmation de concerts sur Internet.

La grande majorité des artistes et des formations musicales que ce soit dans le rock, le métal, la pop musique, le classique, le blues, le jazz ont leurs propres sites. Et ceux-ci sont bien fournis sur les dates de leurs concerts à venir.

Quelques adresses

Visitez les sites de groupes rock. Le site du groupe coldplay : Coldplay.com/, vous y trouverez des informations de concerts live à venir.

Le site d'Avril Lavigne : Avrillavigne.com/. Elle sera en tournée en Europe en septembre.

Les concerts 2011 des RHCP : Songkick.com/

Pour s'informer sur les sorties de chanteurs ou chanteuses pop essayez celui-ci Musique.fr/.

Toutes les grandes villes ont un service internet d'informations sur les activités culturelles programmées, par exemple :

  • à Paris : Infoconcert.com/ ou
  • à Genève : Geneva-arena.ch/

Il y a une quantité importante d'informations qui circulent en permanence sur le Web, certaines peuvent être tronquées, d'autres sont de la sur-information, d'autres enfin sont véridiques. Soyez cools et sortez écoutez et vivez la vie culturelle de votre ville.

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