Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:02

Pour Richard Strauss, le langage musical fut une recherche de couleurs particulières, des leitmotivs. Ce sont de courts traits musicaux qui représentaient, par le compositeur, chacun des acteurs du drame musical qu'il chercha à construire et ceci dans leurs originalités et leurs singularités.

 

salome-peinture.jpg

 

Les leitmotivs de l'opéra salomé


Salomé : ici le motif fut situé par un instrument de la famille des bois, une clarinette faisant une montée en triples croches rapides de do à mi#.

 

350px-Salome_leitmotif_salome.jpg

Jochanaan : pour ce personnage du drame, Strauss utilisa un motif en bémol majeur, des accords en arpèges en 3/4 et 2/2, avec une variante sur un accord de D bémol majeur.

Herode : ce personnage de pouvoir fut singularisé avec un motif en sixte et en tierce, et un accord de sixte. Ce fut une variante de celui de Jochanaan, un motif en rythme de noire et blanche pointée avec sauts de quartes d’intervalles avec dynamique.

Les motifs : en mi le premier et le second est en si majeur, le 3e est en mi majeur, le 4e est en la majeure, le 5e motif est en do# majeur.

Nous avons des climats différents exprimés dans les scènes. Un monologue composé en mi majeur puis le dialogue avec Salomé pour des passages successifs.

Les mélodies donc la musique se concentrèrent sur les éléments du corps, le visage, les mains, etc.

On module de mi en si pour aller en do# mineur, un point de repère tonal qui marque le thème de la séduction. Ici les voix introduisent les motifs principaux. Observons le 8e. Une sonorité particulière lui fut donnée par Strauss par un traitement sonore en relation avec l'atmosphère.

Les regards déterminèrent la couleur orchestrale harmonique de certains passages. Par contre le traitement vocal fut particulier pour le personnage de Salomé.

Strauss chercha l’humanité de Salomé qui fut un monstre de perversité et une jeune fille innocente. Strauss utilisa de la légèreté dans le rendu scénique, une difficulté de traitement pour le compositeur. Une première tentative de séduction fut écrite en si majeur. Le caractère fut souligné par une mélodie sur le motif de Salomé.

Strauss apprécia l’emploi de dissonance pour marquer l'intensité des situations (exemple la mort de Jochanaan avec un couteau). Un personnage très érotique, une métaphore influencée par le philosophe allemand Nietzsche. Il ne s'agit pas d'une métaphysique, mais d'une sacralisation du corps.

On y observa une transmutation des valeurs, un aspect biologique vers un sacrement spirituel de l’homme.

 

salome-afisul-primei-reprezentatii.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by mike - dans Musique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Musicology and guitar
  • Musicology and guitar
  • : Des informations, des idées, des analyses
  • Contact

Recherche

Liens