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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:31

Le jazz dixieland

Le premier disque dit de jazz "Livery stable blues " fut enregistré en 1917 par une formation de musiciens blancs "l'original dixieland jazz band" et publié quelques semaines plus tard par la première maison de disque du jazz aux usa, la Viktor Takling machine compagny. Le dixieland est né à la Nouvelle Orléans,  un grand port de pêche et une ville du plaisir aux innombrables maisons closes. C'est aussi la plus grande ville et lieu d"expression des débuts du jazz.

Storyville, fut et est toujours un vaste quartier de la Nouvelle Orléans avec près de 400 lieux de prostitution à l'époque mais il fut aussi le contexte culturel où le jazz serait né. Les pianistes d'ambiance tel que Jelly Roll Morton y jouaient dans les bars et les maisons closes etc. mais le jazz s'est développé à la Nouvelle Orleans même.

 

originaldixielandjazzband1917.jpg

 

Le jazz de la Nouvelle Orléans

Les musiciens comme les orchestres jouaient dans la rue et dans les hôtels, mais cette ville de vices et de débauche est aussi celle de l'opéra et d'autres musiques que le jazz.. Des musiques qui se diffusent depuis le XVIII siècle au sens rythmique particulier (créole, salsa, hispanique), celles des îles. On y conçoit et développe l'utilisation d'un contrepoint moderne conceptuel comme le fait d'utiliser un mot et ses lettre pour les notes de musique comme C.A.G.E ou faire en sorte que les notes fassent un mot ou des mots et développer le mot par des techniques de composition; utiliser un mot comme un motif de développement mélodique motivique à l'image de Bach aux XVIII siècle en Europe. Le jazz dixieland conçoit des formes blues atypiques en 16 ou 8 mesures. Comme développer un A en 12 mesures et un B en anatole de 8 mesures. Les harmonies furent diatoniques.

Freddy Keppard était très superstitieux et il a raté l'occasion de pouvoir être le premier musicien de jazz à enregistrer un disque. Le dixieland par ses débuts marque la fin du ragtime dans les esprits. Le mot dixieland a des origines politiques et militaires. La Nouvelle Orléans était une colonie française pendant de longues années, les billets de dix dollars étaient particuliers, la conséquence de la guerre de sécession, donc par cette situation politique, le nom des billets était resté "dixie" tout comme l'hymne sudiste dont le nom est dixie également. Le jazz de la Nouvelle Orléans fut appellé Dixieland pour ces raisons. 

Les orchestres vont changer le nom ragbands pour celui de jazz bands. Les musiciens noirs étaient considérés comme satanistes par les blancs, donc le jazz fut considéré comme une musique du diable. Le dixieland sera marqué par le principe de l'improvisation libre collective, par un contrepoint libre conceptuel à trois voix. Ce style musical se distingue par son esprit festif de musique de fanfare, car on trouve toujours une occasion, une fête ou un enterrement  pour jouer et faire de la musique.

 

    Freddy Keppard et Louis Nelson              Jerry Roll Morton

   N_storyville_FreddieKeppard_standing_BigEyeLouisNelson_sm.jpg         Jelly-Roll-Morton--001.jpg

William Bill Johnson

Il fut un pionnier, plus encore le premier contrebassiste à introduire la technique du slapping ou du tiré dans le jeu technique du jazz. Mais il enregistra tardivement des disques. Le dixieland ici se distingue par une musique sans fantaisies d'interprétations, par des formes bien définies structurées, par une orchestration à l'unisson. La musique de la Nouvelle Orléans était plus exotique et vivante qu'ailleurs, le banjo était aussi très présent par des anticipations et syncopes rythmiques, plus de variations et d'improvisations libres, avec plus de combinaisons en question et réponse des instruments solistes avec plus de fantaisies techniques.

    the buddy bolden band en 1895                                  William Bill Johnson  buddyb8.gif         bjohnson.jpg

Chicago

Ce fut la première mecque du Jazz pendant les années 2O après la guerre. On y enregistra toutes sortes de musiques commerciales; de la chanson, de la country pop, de la polka ou des marches tout ce qui se diffèrencie de ce que l'on nomma "jazz". King Oliver y enregistra le premier disque marquant du jazz suivant les caractéristiques de ce style, sur lequel on peut entendre une ébauche, un forme reconnaissable d'improvisation instrumentale. Chicago attire beaucoup d'immigrés noirs du sud, donc une forte population de couleur s'y installa. Le jazz évolue dans son discours mélodique par l'utilisation d'effets techniques comme les sourdines, les mutes etc. Le "piper mouth blues" fut créé dans cet esprit avec des solos figés par des plans et clichés sans nouveautés.

Louis Amstrong devient le cornet et le second, l'alter-ego de King Oliver, ils vont composés les trente premiers chef-d'oeuvres du Jazz. King Oliver fut le premier king of jazz. Il fut le cornet dans le hot peppers de Jerry Roll Morton. 

King Oliver                             Louis Amstrong

Joe_King_Oliver_c__1915.jpg     

Jelly Roll Morton et King Oliver

Ils furent des personnages importants pour le développement du jazz à la Nouvelle Orléans et à Chicago également puis ailleurs sur la West Coast. Jelly Roll Morton était un pianiste chevronné très complet et un aventurier. Il a beaucoup fait et donné pour le jazz, car il en avait une idée bien définie. Il fut un arrangeur, un compositeur et un enseignant du jazz parce qu'il eut une formation appropriée de musicien. Il a enregistré beaucoup de disques, ses compositions sont structurées avec des parties écrites et d'autres improvisées. Il a concut une première forme de world musique, car il puisait son inspiration dans différents styles de musique; du classique, du latino à la musique créole, il intégra ce que l'on appelle aujourd'hui des "breaks", la signature du compositeur.                                                                                                               

    

Ses premiers disques démontrent une grande variéte d'interprétation du jazz. Par des orchestrations riches et variées, avec 4 mesures avec des instruments, 4 mesures avec des plans rythmiques variés, des changements de tempo, de métriques, de styles, par des combinaisons binaires et ternaires, par une bonne utilisation du banjo et de la guitare, avec une utilisation intelligente des idiomes instrumentaux, par des parties écrites et d'autres improvisées. Il fut aussi un historien et un parolier.

The king oliver creole band

Creole_Jazz_Band.jpg

 

Le New York Jazz

Dans les années trente, New York et son Harlem, parsemés de boites de nuit devient aussi une mecque du Jazz. Le "Stride", un style dérivé du ragtime et du novelty, y fit son apparition, il signifie "marcher à grands pas" donc faire des mouvements larges des doigts sur le clavier. Harlem fut et est un quartier de style de vie et de population exclusivement black. Les "rent partys" étaient des fêtes où se produisaient des musiciens de jazz (stride)à New-York. Ce sont des joutes musicales où de nombreux compositeurs vinrent se faire connaître dont James P. Johnson qui fut le premier compositeur reconnu de "stride", "Charleston" fut son plus célèbre titre. On y intégra plus de dextérité, plus de recherche rythmique et de rapidité d'interprétation. La main gauche faisait tantôt des basses, tantôt des accords et la main droite le thème. 

James P.Johnson

jamesp.jpg           left hand stride work

Fats Waller

Il fut un élève de James Johnson, un chanteur conteur, un humouriste et un clown. Les duos entre Fats Waller et James Johnson sont connus pour leur organisation en voix grave et aigüe. Harlem devient un lieu où l'on enregistra beaucoup de blues devenu commercial. Mamie Smith fut une des premières chanteuses noires enregistrée de blues accompagnée par des pianistes de stride tel Willie the lion Smith. Il fut le pianiste sur le premier disque de blues enregistré en 1920 "crazy blues" sur lequel chante "Mamie Smith" qui fut la première chanteuse afro-américaine de blues connue. Ce disque fut très populaire dans les quartiers noirs, le blues urbain fut très important dans ces années de crise économique générale.

Bessie smith enregistra 250 faces de disques environ, elle fut très populaire, car elle suscitait de l'émotion par sa voix sans autre pareil. Elle fut une grande tragédienne, elle fut accompagnée par les meilleurs musiciens de l'époque. Les thèmes du blues sont la faim, la pauvreté, les gangsters, l'amour, le sexe, les problèmes d'argent? Ces textes ont souvent un double langage d'homosexualité féminine. Bessie Smith fut-elle bisexuelle? de 1920 à 1930 le blues urbain fut très populaire, les groupes de ces années comptent 5 à 6 musiciens. Les arrangements étaient relativement simples pour être applicable à ces orchestres de musiciens autodidactes en sextet et quintet.

  Fats Waller                               mamie smith                     Bessie Smith

WallerFats_288x375.jpg   mamiesmith.jpg bessie-smith.jpg          

 

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commentaires

les cafards 28/10/2011 16:58



bienvenu évidamned chez les cafards associés !



jean-michel pelet 30/10/2011 14:35



merci



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