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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 13:45
logiciel wavelab
logiciel wavelab

4. Le montage

C'est dans cette phase qu'interviennent des logiciels tels qu'Audacity ( gratuit, http:// audacity.sourceforge.net), Soundforge ( payant, www.sonycreativesoftware.com/products) ou Wavelab de Steinberg (www.steinberg.fr/products/wl6/index.php). Une fois votre pièce de musique (chanson, instrumental, duo, solo,..) enregistré plusieurs fois de sur des pistes différentes et dans les mêmes conditions acoustiques, vous devrez après une écoute très méthodique et attentive, il vous faudra choisir les meilleurs passages musicaux de chacune des prises, afin de les rassembler sur une seule piste pour reconstituer la pièce complète. De cette manière, dans le résultat final, on aura éliminé toutes les imperfections indésirables (interpré-tation, bruits parasites, effets, ..). Cette opération devra être renouvelée pour chaque pièce musicale que vous voudrez intégrer sur votre master.

5. Le traitement audio

L'opération de montage de chaque pièce étant terminée, il faudra aborder le traitement du son. le seul outil dont on dispose pour cela est son oreille et son sens critique. Le premier traitement numérique à poser sur le son est l'égalisation. Celle-ci consiste à corriger l'équilibre du spectre sonore entre les basses, médiums et les aigus. Cependant une question demeure: la prise de son a-t-elle besoin d'être remise en question? car moins on fera de corrections à la prise de son, moins elle sera dénaturée, donc authentique. Mais si le besoin se fait sentir de changer quelques fréquences, faites-le avec prudence et économie. Si l'on est contraint d'apporter trop de corrections, c'est que la prise de son présente des problèmes. Dans ce cas, le mieux est de la refaire, voir une fois ou une plusieurs fois. Le propos de tout cela étant de rechercher à reproduire un son le plus authentique et naturel que possible. Ecoutez le son de la guitare en situation réelle et comparez le avec celui obtenu lors de l'enregistrement. La meilleure solution étant de faire asseoir le musicien entre les deux enceintes du studio, de l'écouter jouer, et ensuite d'écouter l'enregistrement lors de la prise de son. On aura ainsi un élément de comparaison objectif. En règle général, il est bon d'appliquer un atténuation des basses avec un filtre coupe-bas( à partir de 100 Hz et en dessous avec une pente de 3dB) car cela permet de supprimer pas mal de bruits parasites comme la" ronflette". Si l'enregistrement laisse paraître un rendu "son de tonneau", il sera bon de réduire les fréquences avoisinant 1 KHz. Par contre si l'on désire rajouter un peu de présence, poussez légèrement les médiums/aigus aux alentours de 2,3 vir 4 KHz. Enfin si vous trouvez que votre son est trop dur, appliquez un filtre coupe-haut à partir de 10/12 KHz avec une pente de de 3 dB. (toutes ces valeurs sont indiquées sur les plug-ins d'égalisation des logiciels de montage tels que Sound forge ou Wave lab).

Lorsque l'on débute, il arrive souvent que l'on fasse l'erreur d'utiliser des durées de réverbération trop longues, ce qui nuit à la clarté de l'enregistrement. Essayer de ne pas noyer la prise de son dans une "bouillasse réverbérante" où tout se mélange. Pour la guitare classique, évitez les programmes "Hall" , mais plutôt favoriser les "Room" et " Vocal". Comme avec l'égalisation, restez prudent et économe. Afin de ne pas noyer la prise de son, ne dépassez jamais une durée de deux secondes. Le pré-delay qui correspond au temps de retour des premières configurations, est d'une importance capitale. Le réglage de ce paramètre permet aux premières émissions sonores de ne pas survenir immédiatement après l'émission du son d'origine( ce qui est souvent source de confusion dans e cas contraire). Réglez ce paramètre à quelques dizaines de millisecondes.

S'il est un domaine délicat, c'est celui de la compression. Le mauvais emploi de ce procédé peut nuire et détruire la qualité d'en enregistrement de manière irrémédiable. A la prise de son, les écarts de dynamique sont souvent importants et, sauf à passer son temps à remonter le niveau d'écoute dans les basses (pianissimos) et à le baisser dans les aigus (fortissimos), l'utilisation d'un compresseur devient nécessaire. Sa fonction étant de minimiser les différences entre les passages faibles et les passages forts d'une pièce musicale de manière à apporter à l'auditeur un confort d'écoute maximal. Mais il y a un risque en réduisant cette différence, à minimisez du même coup les nuances que le musicien à apporter à la pièce. réaliser cette opération de manière efficace reste donc un choix difficile. Il s'agit d'une traitement à manier avec beaucoup de finesse et de méthode. Il convient d'utiliser des effets, réalisés par des professionnels.

6. la normalisation

Vient ensuite la normalisation. Cette phase du master très simple à réaliser( elle est automatique dans certains programmes), consiste à augmenter le niveau général de la forme d'onde jusqu'au maximum, d'apporter un minimum de distorsion dans l'enregistrement. De cette manière si l'on traite l'ensemble des morceaux de musique d'un CD, il n'y aura pas de décalage de niveau sonore d'une plage à l'autre.Dans la pratique, la normalisation consiste à appliquer une quantité nécessaire de gain à un enregistrement entier pour porter la plus haute crête à un niveau maximum, en principe -0.3 dB. Le propos du mastering est de donner de l'homogénéité au CD qui va être dupliqué. Alors que jusqu'ici , le travail se faisait sur chaque piste de son indépendamment le unes des autres, à ce stade, et pour la première fois, il va falloir considé-rer le CD dans son ensemble. C'est à cette phase que l'on va décider de l'ordre des morceaux, et cet aspect revêt d'une importance majeure: vous devrez prendre garde à éviter la monotonie en alternant des pièces de caractère différent, et aussi à marier le mieux possible les tonalités des morceaux. Il sera nécessaire également de travailler sur la longueur des plages de silence afin que les enchaînements des plages se fasse sans faille, ni malaise. Il faudra encore vérifier les fondus d'entrée et de sortie, contrôler que l'égalisation et le volume soient homogènes d'une piste à l'autre et qu'il n'y ait pas "clicks". Si on en a la possibilité, il peut être intéressant d'écouter l'ensemble du futur CD sur d'autres enceintes ( de grande qualité) si possible que sur des moniteurs de home studio. Cependant malgré que cette étape soit importante, il ne faut croire qu'elle va permettre de résoudre tous les problèmes: notamment certains apparus à la prise de son, resteront gravés à jamais sur le CD, quelque soit la qualité du Mastering. Il sera utile de faire des pauses fréquentes, car la fatigue auditive nuit gravement à l'acuité de votre écoute et donc à votre sens critique.

7. La phase finale

Il est ce moment magique de pouvoir écouter la réalisation de ce travail de master sur n'importe quel lecteur de CD: il s'agit de la gravure du matériel créé. Cette opération ne peut se mettre en place bien sûr sans un logiciel de gravure de CD, certes les ordinateurs actuels tels que les Lenovo possèdent pour certain encore un lecteur de CD avec un programme de gravure. Mais de cela disparaît peu à peu, donc il peut être utile de télécharger un logiciel gratuit ou payant. Malgré que la gravure soit automatisée dans la plupart des logiciels, il convient de prendre quelques précautions. Soyez particulièrement attentifs à soigner la surface sensible des CD: ne la touchez jamais avec vos doigts, ne la rayez pas avec un chiffon ou autre. Elle doit être vierge de traces. Il est plus sage de graver le CD à une fois la vitesse: cela limitera les risques d'erreurs voir de bugs informatiques. Quel type de CD choisir pour le mastering? En principe tous devraient convenir, le volume en gigas doit pouvoir contenir tous les morceaux de musique, mais il ne faut pas être économe pour cette opération, il y a trois types de surface sensibles pour les CD-R ou CD-RW.

- Vert bleu ou Vert (Cyanine): ils peuvent ne pas fonctionner sur certains lecteurs audios, ils sont bon marché.

-Or/ jaune (phtalo-cyanine): le meilleur, comme le plus durable, mais le plus cher.

- Silver / gris bleu( Azo-Azure): Ils sont durables et bon marchés.

Pour conclure, on constate que la production d'un master est un long et méticuleux processus qui ne peut supporter aucun compromis. Si l'on décide d'investir ( une somme non négligeable de préférence) dans la duplication professionnel d'un CD à partir de votre master, celui doit correspondre à vos désirs tout comme vos attentes. En effet une fois cela fait, il contribuera à votre image et fera peut-être de vous le prochain artiste musicien en vogue. Pour ceux qui ont le désir d'approfondir le sujet, il existe des ouvrages intéressants tel que la pratique du Home Studio de Frank Ernould aux éditions Dunod, voir ceux du site du journal US "acoustic guitar" qui méritent une lecture attentive. Bon courage !

Le matériel

Pour résumer il faudra donc comme matériel :

° Un ordinateur muni d'une carte audio intégrée avec un processeur tournant au moins à 2 GHz, 1.5 gigaoctet de mémoire vive et un graveur de CD avec son logiciel.

° Un système d'enregistrement autonome type Roland R-05, Sony PCM-DM100 ou encore le Zoom H5.

° Une paire d'enceintes acoustiques de qualité reliée à votre carte son.

° Un logiciel type Soundwave ou Wavelab.

L'art de l'ingénieur du son II

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